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Red day: Staying Alive, l’application qui a sauvé des vies

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A l’occasion de la journée de sensibilisation aux maladies cardiovasculaires chez la femme, retour sur un service qui a permis de sauver des victimes d’arrêt cardiaque.

En janvier dernier, un habitant d’Agen, victime d’un arrêt cardiaque, était sauvé par un volontaire formé aux premiers gestes. Ce dernier avait été averti grâce à l’application Staying Alive, qui cartographie les défibrillateurs et recense les secouristes - amateurs comme professionnels. Quelques minutes plus tard, les pompiers ont pu le ranimer.

Ces maladies cardiovasculaires touchent également les femmes: elles en tuent 9 millions chaque année. Il s’agit aujourd’hui de la première cause de mortalité féminine. Ce 17 avril, la fondation Ajila organise la quatrième édition française du Red Day, une journée de sensibilisation sur le sujet.

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La formation des sauveteurs contrôlée

Rapidement, la fondation s’est appuyée sur l’application Staying Alive, d’abord pour cartographier les défibrillateurs. A ce jour, plus de 120 000 machines sont répertoriées à travers 130 pays. En plus de pouvoir ajouter de nouveaux défibrillateurs à la carte, chaque utilisateur formé aux premiers gestes - notamment au massage cardiaque - peut se signaler et devenir un “Bon Samaritain”. Les équipes de Staying Alive se chargent ensuite de vérifier ses compétences, notamment par l’envoi de documents attestant de sa formation. A ce jour près de 20 000 Bons Samaritains ont été recrutés.

Grâce à ce fonctionnement, d’autres vies ont été sauvées. Au mois de novembre, un caporal-chef parisien est venu en aide à une personne en arrêt cardiaque alors qu’il était en journée de repos. Là encore, la victime a pu être secourue à temps. Après un partenariat avec la brigade de sapeurs-pompiers de Paris, un accord avec le département de la Haute-Saône a été conclu début avril. Staying Alive collabore avec des services de santé ou des ONG en Suisse, en Belgique, en Pologne et au Canada.