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Qwant, le moteur de recherche français qui veut défier Google

Qwant s'adresse aux internautes soucieux du respect de leur vie privée.

Qwant s'adresse aux internautes soucieux du respect de leur vie privée. - -

La start-up française vient d'obtenir un soutien de poids. Le géant allemand de l'édition, Axel Springer, vient d'acquérir 20% du capital de cette entreprise qui développe un moteur de recherche respectueux de la vie privée des internautes.

Une petite start-up française face à Google. Qwant, qui se présente comme un moteur de recherche alternatif qui respecte la vie privée de l'internaute, vient d'obtenir un soutien de poids. Le géant allemand de l'édition, Axel Springer vient d'acquérir 20% du capital de cette entreprise qui emploie 25 personnes. Le montant n'a pas été communiqué.

Une consécration pour Jean-Manuel Rozan, le co-fondateur de Qwant, qui a fait face à beaucoup de scepticisme lorsque qu'il s'est lancé sur ce projet en 2011 avant de lancer en 2013 une version béta du moteur. Ce dernier revendique 500 millions de requêtes en 2013... contre 100 milliards par mois pour Google.

"Il y a un côté français qui dit que ce n''est pas possible, cela ne peut pas être fait, vous n'êtes pas capable de réussir. Enfin, on a entendu beaucoup de choses. On a persévéré, on a réussi sur notre chemin, qui était de montrer ce que l'on faisait au travers de conférence de presse dans des pays étrangers", explique-t-il à BFM Business.

Poursuivre le développement à l'international

L'objectif est de donner une ambition européenne à ce moteur. La société a volontairement ciblé ses efforts de communication sur l'Allemagne, où les internautes sont particulièrement pointilleux sur le respect de leur vie privée.

Une stratégie qui a payé car quelques jours après le lancement du moteur en Allemagne, Axel Springer les a contactés.

"C'est la validation de notre démarche : est-ce une bonne idée de créer une alternative en Europe aux moteurs de recherche anglo-saxons ? Leur réponse est oui", se réjouit Jean-Manuel Rozan.

Les fonds apportés par Axel Spinger sont destinés à améliorer le moteur de recherche et à poursuivre son développement à l'international, où il est déjà présent dans 25 pays.

C.C.avec BFM Business