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Nextdoor, l'appli pour les voisins qui veulent animer leur vie de quartier débarque en France

Tout voisin s'enregistrant sur Nextdoor devra utiliser son vrai nom et prouver son adresse postale de résidence.

Tout voisin s'enregistrant sur Nextdoor devra utiliser son vrai nom et prouver son adresse postale de résidence. - Nextdoor

La start-up américaine Nextdoor arrive dans l'Hexagone. Son appli mobile propose aux habitants d'un quartier d'échanger des conseils ou des services. Ayant levé 210 millions de dollars outre-Atlantique, elle cherche à recruter avant tout des utilisateurs avant d'affiner son modèle économique.

La start-up Nextdoor débarque en France en se donnant la "mission" de dynamiser les liens sociaux de proximité. Sa plateforme permet à une communauté de voisins d'échanger des recommandations pour une baby-sitter, d'emprunter une perceuse ou d'organiser des cours de soutien scolaire dans leur quartier.

Pour son quatrième lancement en Europe, après l'Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, la start-up américaine a "francisé" son application mobile (gratuite) et son site internet. Ses équipes techniques ont déjà cartographié et délimité quelques centaines de quartiers dans plus de 40 villes.

L'inscription en ligne implique la vérification de l'adresse de résidence

Pour s’inscrire sur la plateforme, pas d'anonymat. Tout voisin doit s'enregistrer sous son vrai nom (pas de pseudonyme) et surtout prouver son adresse postale de résidence, au moyen d'un justificatif de domicile. Son inscription est validée après l'envoi à son domicile d'une carte avec code personnel à saisir. Autrement dit, pas question de s'inscrire dans un quartier qui n'est pas celui de sa résidence. Si Nextdoor est déjà présent dans le voisinage de ceux qui s'inscrivent, cela leur sera signalé, et ils pourront rejoindre leurs voisins de quartier déjà enregistrés, précise la plateforme.

La société américaine soigne son argumentaire sur la sécurité de sa plateforme: les échanges effectués en ligne sont uniquement partagés entre les voisins d'un même quartier ayant des adresses vérifiées. Quant aux informations publiées sur le réseau social du quartier, celles-ci ne s'affichent pas sur Google, affirme Nextdoor.

Un modèle économique à base de publicité aux États-Unis

Créée en octobre 2011 en Californie, la jeune pousse a déjà levé plus de 210 millions de dollars. Elle revendique plus de 185.000 quartiers qui l’utilisent à ce jour aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et aux Pays-Bas.

Dans l'Hexagone, elle vient défier des sites français existants comme Allovoisins ou Stootie qui ont bâti leur essor sur l'entraide de voisinage avec un modèle économique de location d'objets ou de services entre particuliers.

En termes de modèle économique, la start-up américaine préfère la publicité en ligne qu'elle n'a pas (encore?) développée en Europe contrairement aux États-Unis où des commerçants locaux peuvent s'insérer dans le fil d'actualités d'une communauté de quartier. L'énorme volume de liquidités disponibles dans ses caisses lui permet pour l'instant de ne pas se précipiter pour monétiser sa plateforme afin d'affiner son modèle économique.

Frédéric Bergé