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La solution d'Alibaba pour éviter aux touristes chinois de se faire dévaliser en France

Jack Ma, fondateur d'Alibaba, veut développer Alipay en France.

Jack Ma, fondateur d'Alibaba, veut développer Alipay en France. - Fabrice Coffrini - AFP

Les touristes chinois ne peuvent pas payer avec leurs cartes de crédit en France. Ils circulent donc avec de grandes quantités de cash, ce qui fait d'eux des cibles privilégiées. Alibaba veut donc développer son système de paiement par téléphone portable.

L'un des deux grands objectifs de la petite filiale française du géant chinois du commerce en ligne Alibaba est de développer son système de paiement par téléphone portable Alipay, a souligné son responsable Sébastien Badault. Les touristes chinois ne peuvent payer avec leurs cartes de crédit en France et sont contraints de circuler avec de grandes quantités de cash, ce qui fait d'eux des cibles privilégiées des voleurs et braqueurs.

Alibaba veut leur permettre de faire leurs achats avec son application de paiement Alipay par téléphone portable, qu'utilise déjà un demi-milliard de Chinois, a expliqué Sébastien Badault sur Radio Classique. "L'idée à terme, c'est de leur permettre que Paris ou n'importe quelle ville de France soient des villes cashless", pour que les touristes chinois "puissent aller dans n'importe quel supermarché, dans n'importe quel centre commercial, et payer avec Alipay", a déclaré Sébastien Badault.

Alibaba ne veut pas concurrencer Amazon

Le rôle de la petite filiale française (une quinzaine de salariés) est aussi de convaincre des entreprises françaises de vendre leurs produits en Chine via sa plateforme de vente en ligne, a indiqué Sébastien Badault.

Mais Alibaba ne se voit pas concurrencer Amazon ou les autres sites de vente en ligne sur le marché français. "On ne va pas aller concurrencer Amazon aux États-Unis ou en France, on préfère aller attaquer des pays (en) Asie du Sud-Est ou l'Inde", a-t-il dit. "Ce que nous savons faire, c'est travailler sur les pays en voie de développement", a-t-il dit. "Allons là où on est fort, on verra ensuite comment les choses évolueront".

Le chiffre d'affaires du groupe chinois, coté à la Bourse de New York, s'est envolé de 56% à 50,18 milliards de yuans (6,45 milliards d'euros) d'avril à juin 2017, premier trimestre de son exercice décalé. Le groupe anticipe une hausse de 45 à 49% de ses ventes sur l'exercice en cours. 

D. L. avec AFP