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Fusion en vue pour Sprint et T-Mobile

T-Mobile est le troisième opérateur de téléphonie mobile en termes de capitalisation boursière aux Etats-Unis et Sprint se situe au quatrième rang.

T-Mobile est le troisième opérateur de téléphonie mobile en termes de capitalisation boursière aux Etats-Unis et Sprint se situe au quatrième rang. - TeroVesalainen - CC

SoftBank et Deutsche Telekom, qui détient 64% de T-Mobile, envisagent un échange d'actions dans le cadre de l'accord qui pourrait être annoncé dans le courant du mois,

La banque japonaise SoftBank et Deutsche Telekom sont parvenus à un accord de principe pour fusionner Sprint et T-Mobile, créant ainsi un sérieux rival aux deux grands opérateurs américains de téléphonie mobile, rapporte samedi le quotidien Nikkei.

SoftBank et le groupe allemand, qui détient 64% de T-Mobile, envisagent un échange d'actions dans le cadre de l'accord qui pourrait être annoncé dans le courant du mois, selon Nikkei.

Les deux sociétés vont également discuter des détails de la fusion, dont les ratios de propriété, ajoute le quotidien économique.

Le géant japonais des télécoms prévoit également de commencer les démarches pour obtenir l'accord de la Commission fédérale américaine des communications et du Département américain de la Justice, indique Nikkei. Une confirmation de l'information n'a pas pu être obtenue auprès des entreprises dans l'immédiat.

Softbank veut la fusion depuis longtemps

Si elle devait se concrétiser, cette fusion entre Sprint et T-Mobile bousculerait encore un peu plus le secteur des télécoms aux Etats-Unis, relève Nikkei. T-Mobile est le troisième opérateur de téléphonie mobile en termes de capitalisation boursière aux Etats-Unis après AT&T et Verizon. Sprint se situe au quatrième rang.

SoftBank, qui cherche à fusionner les deux sociétés de longue date, semblait avoir renoncé en raison d'une opposition probable des autorités américaines de régulation. Mais la perspective d'un regroupement des opérateurs américains de téléphonie mobile a ressurgi grâce aux positions du président américain Donald Trump en faveur de la dérégulation, note le quotidien.

Le directeur général de SoftBank, Masayoshi Son, a été parmi les premiers chefs d'entreprise à rencontrer M. Trump après sa victoire à la présidentielle américaine. Le fondateur de SoftBank a promis d'investir 50 milliards de dollars dans l'économie américaine, un engagement salué par Donald Trump.

La rédaction avec AFP