BFM Business

Dailymotion: Montebourg s'en prend à Yahoo et France Telecom

Arnaud Montebourg estime que France Telecom "aurait du développer Dailymotion."

Arnaud Montebourg estime que France Telecom "aurait du développer Dailymotion." - -

Au micro de BFMTV, jeudi 2 mai, le ministre du Redressement productif a justifié son intervention dans l'affaire Dailymotion. Et il ne s'est pas montré tendre avec les deux autres acteurs du dossier.

Il fallait s’y attendre: face aux critiques ayant suivi sa prise de position dans le dossier Dailymotion, Arnaud Montebourg a vite réagi, jeudi 2 mai.

A la sortie du Conseil des ministres, il a justifier son intervention dans le dossier. "Nous sommes actionnaires de France Telecom" a-t-il déclaré au micro de BFMTV, d'autant que "nous nous intéressons à la politique industrielle, y compris en matière de numérique."

Le ministre du Redressement productif s’est ensuite montré plus offensif: "nous avons fait une proposition à Yahoo qui est de 50-50, c’est-à-dire un partenariat équilibre, un développement mutuellement bénéfique. Ce n’est pas la dévoration, ce n’est pas l’absorption, et le risque de disparition."

Et d’enchaîner avec une pique en direction de l’entreprise américaine : "Je rappelle que Yahoo est une entreprise qui a connu des problèmes de santé, donc nous ne voulons pas donner une pépite française en très bonne santé à une entreprise qui l’absorbe et dont on ne sait pas ce qu’elle en fera."

"France Telecom aurait du développer Dailymotion"

Pour lui, il s’agit avant tout de "respecter l’identité de Dailymotion". Arnaud Montebourg a d’ailleurs pris pour exemple le partenariat entre Renault et Nissan, un succès mondial, selon lui.

Le ministre n’a pas non plus manqué de répondre aux critiques de Stéphane Richard, le PDG de France Telecom, ce matin dans Les Echos : "France Telecom Orange veut se débarasser de Dailymotion, mais nous pas ! Nous voulons développer Dailymotion ! D’ailleurs cela aurait du être leur rôle! France Telecom aurait du développer Dailymotion!"

Et de prévenir: "s’il ne le souhaite pas, nous allons faire en sorte que ce soit le cas, dans des conditions qui soient bonnes".

Tout en précisant que "C’est une décision que nous avons pris, Pierre Moscovici et moi-même". Histoire d’inviter son supérieur de Bercy à la table des débats.

Y.D.