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Ces start-up françaises qui veulent toutes réparer votre smartphone

Écran cassé, batterie à plat, boutons endommagés… Les smartphones sont des appareils fragiles qui tombent souvent en panne

Écran cassé, batterie à plat, boutons endommagés… Les smartphones sont des appareils fragiles qui tombent souvent en panne - Attila Kisbenek-AFP

Plus il se vend de smartphones, plus ceux qui savent leur redonner vie après une panne se frottent les mains. Exemple avec la start-up Save qui va ouvrir 120 sites de réparation d'ici la fin 2015. Avec une promesse: un dépannage en 20 minutes.

Marché à fort potentiel, la réparation rapide de smartphones suscite un nombre croissant de vocation de jeunes sociétés françaises spécialisées. 

Créée en 2013 par Damien Morin, Save (ex-Save my smartphone), start-up spécialisée dans la réparation express de smartphones et de tablettes, a levé 15 millions d’euros auprès des fonds d’investissements Idinvest Partners et 360 Capital Partners et de plusieurs business angels dont Xavier Niel.

Ce soutien financier va permettre à Save d’accroître sa présence dans l’Hexagone avec plus de 120 points de ventes ouverts d’ici fin 2015 tout en se développant à l’international. Elle emploie déjà 300 salariés et prévoit de doubler ses effectifs fin 2015.

La promesse d'une réparation en 20 minutes

Sa "promesse" est simple: réparer les smartphones sur place en 20 minutes. Elle s'engage aussi à vous le réparer avant la fin de la journée par coursier (Paris uniquement) au même prix. Les réparations sont garanties une année et les tarifs, selon le type de panne, affichés sur son son site.

"Nous sommes très heureux de participer au financement de Save, véritable pépite française qui fait bouger les lignes du marché mondial de la réparation de smartphone. Nous n’avons aucun doute sur sa vision et sa réussite à l’international" se réjouit Benoist Grossmann, Managing Partner de Idinvest Partners.

La société WeFix (ex-Allo Smartphone) surfe aussi sur cette vague de la réparation express en s'implantant dans les lieux de passage fréquentés comme les centres commerciaux et les galeries marchandes.

Ces jeunes pousses viennent chasser sur les terres d'acteurs établis de la réparation de smartphones multi-marques, comme le réseau de boutiques de l'enseigne Point Services Mobiles.

Ces entreprises tirent toutes profit de "l'addiction" de leurs compatriotes, qui ne peuvent supporter d'être privés longtemps de leurs téléphones mobiles, en développant un service de réparation rapide.

Réparer un iPhone ou le Galaxy S6, cela vaut le coup !

L’écran constitue la casse la plus fréquente, dans 69% des cas de pannes, selon une enquête publiée par UFC-Que Choisir en juillet 2015, suivi par la batterie (15%) et le bouton marche-arrêt et les coques (16%). Elle révèle aussi que 85% des réparations s'effectuent dans des boutiques physiques et seulement 15% sur Internet.

Cette enquête montre que la plupart des smartphones à réparer sont des appareils de marques Apple et Samsung. Il s’agit donc d’équipements assez haut de gamme (338 euros en moyenne) qui ont toujours de la valeur sur le marché de l’occasion et qu’il est donc souvent intéressant de faire réparer, estime l'association de consommateurs.

Les investisseurs parient donc sur un décollage rapide du marché. Rien qu’en France, 6 millions de tablettes et 20 millions smartphones se vendent chaque année, selon le baromètre trimestriel de la Mobile Marketing Association France publié en juin 2015. Et 12% d’entre eux sont abîmés accidentellement dans l'année qui suit leur achat.

Frédéric Bergé
https://twitter.com/BergeFrederic Frédéric Bergé Journaliste BFM Éco