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Barack Obama incite les géants du Net à s'investir dans l'humanitaire

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- - Jim Watson - AFP

Le président américain a lancé un appel aux entreprises de high-tech pour qu’elles lancent des initiatives pour aider les réfugiés.

Pour financer l’arrivée des 10.000 réfugiés syriens qu’il s’est engagé à accueillir d’ici 2016, le président américain ne va pas piocher dans les caisses de l’état ni augmenter les impôts.

Au départ, la Maison-Blanche estimait un budget de 4,6 milliards de dollars. Mais actuellement, moins de la moitié de la somme a été réunie. Il manque encore 2,6 milliards de dollars pour financer ces opérations humanitaires.

L'idée est de s'appuyer sur l’économie participative. Barack Obama a demandé aux entreprises de high-tech de prendre l'affaire en main, et pour réunir cette somme, le président américain a mis Twitter, AirBnb, Instacart et Kickstarter en première ligne.

Déjà 700.000 dollars réunis sur Kickstarter

Depuis ce mardi 6 octobre, le site de crowdfunding a lancé une opération pour financer les équipements nécessaires à l’accueil d’urgence. L’opération vise à récolter 1,225 milliard de dollars pour payer eau et nourriture, abris, soins et même prendre en charge l’éducation des enfants. La collecte vient de dépasser les 700.000 dollars. «Notre plateforme est axée sur l’innovation et la création, mais compte tenu de l'ampleur de la crise et en considérant que c'est la Maison-Blanche qui le demande, nous avons dit oui", a déclaré Yancey Strickler, PDG de Kisckstarter à Newsweek.

Pour AirBnb, il s’agit de loger, non pas les réfugiés, mais le personnel des organisations humanitaires chargées des réfugiés qui arrivent en Grèce, en Serbie et en Macédoine. Sur son site, un appel au don a été lancé pour financer des logements et prendre en charge les frais de transport du personnel.

Quant à Instacart, un site de livraison de produits alimentaires, il demande à ses clients de faire un geste à chaque fois qu’ils passent une commande. Enfin, Twitter a mis en place le hashtag #aidrefugees pour permettre aux internautes de faire des dons via le service de transfert d’argent lancé cette année.

Facebook veut connecter les camps de réfugiés

Pour le moment, les autres géants, les GAFAMU (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft, Uber) n’ont pas été officiellement recrutés, mais certains ont promis de participer aux opérations.

Facebook a déjà proposé d’installer des connexions Internet dans les camps de réfugiés via son ONG Internet.org et avec l’aide des opérateurs locaux. Pour Mark Zuckerberg, patron du réseau social, cet accès "aidera les réfugiés à maintenir des liens avec leurs proches. Facebook est dans une position unique pour aider à maintenir cette ligne de vie."

Pragmatique, le jeune dirigeant a aussi ajouté que cette initiative serait bénéfique aux high-tech made in USA. "Il n'y a pas que l'altruisme, a-t-il déclaré au New York Times. Nous avons tous à gagner en connectant le plus de personnes possible".

https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco