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Après la vente de sa filiale biométrie, Safran veut rassurer ses troupes

Philippe Petitcolin était l'invité de BFM Business, mardi 4 octobre.

Philippe Petitcolin était l'invité de BFM Business, mardi 4 octobre. - Thierry Zoccolan - AFP

Invité de BFM Business mardi 4 octobre, Philippe Petitcolin, le directeur général du groupe, a assuré qu’il n’y aurait pas de suppressions de postes au sein de sa filiale Safran I&S. Du moins pour le moment.

Sauf surprise, Safran I&S, véritable pépite tricolore dans le secteur de la biométrie, va changer de mains. Et passer dans le giron d’Oberthur Technologies pour un peu plus de 2,4 milliards d’euros.

Invité de BFM Business mardi 4 octobre, Philippe Petitcolin, le directeur général de Safran, a justifié ce choix par une raison simple: "L’offre d’Oberthur est, dans l’ensemble, mieux-disante que celle de Gemalto", qui était également sur les rangs.

Quant au calendrier, "tout dépendra notamment des procédures antitrust", a indiqué le dirigeant. "Nous estimons pouvoir réaliser complètement cette opération aux environs de septembre 2017".

Safran n'exclut pas une grosse acquisition

Philippe Petitcolin a également répondu aux inquiétudes en termes d’emploi, formulées par les syndicats du groupe, assurant qu’il n’y aurait "pas de suppressions de postes, pendant deux ans après la signature minimum, ce qui fait trois ans par rapport à aujourd’hui". "Le siège social va rester en France", a-t-il aussi assuré.

Alors qu’un véritable "trésor de guerre" est désormais à disposition de Safran (environ 3 milliards d'euros), l’entreprise n’exclut pas une grosse acquisition. "Si on trouve (…) une cible qui est à vendre et qui a un ADN assez proche du notre en termes de technologie – un produit dans le domaine de la haute technologie, qui a une activité services importante, qui travaille directement avec ce qu’on appelle les avionneurs dans le domaine de l’aéronautique – bien sûr que nous regarderons cette cible avec beaucoup d’intérêt", a ainsi indiqué le dirigeant.

Y.D.