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A quoi sert un cloud broker

Comme son nom l’indique, un cloud broker est une société qui joue le rôle de courtier en cloud. Il aide les entreprises clientes à s'y retrouver dans le labyrinthe des offres et fait office d’intermédiaire entre ces mêmes entreprises clientes et les hébergeurs.

Comme son nom l’indique, un cloud broker est une société qui joue le rôle de courtier en cloud. Il aide les entreprises clientes à s'y retrouver dans le labyrinthe des offres et fait office d’intermédiaire entre ces mêmes entreprises clientes et les hébergeurs. - Pixabay

Le cloud broker joue le rôle d’intermédiaire entre les prestataires de services informatiques et les entreprises clientes. Il optimise la répartition des offres souscrites et accompagne les entreprises dans la gestion des contrats d'hébergement de toute ou partie de leurs infrastructures informatiques.

Une fois la décision prise de passer au cloud, reste à s’y retrouver dans les différentes offres existantes. Toutes les entreprises n'ont pas en interne le temps ou les ressources pour dénicher l'offre qui correspond le mieux à leurs besoins. Sachant qu'il faut ensuite intégrer cette offre cloud au système d'information existant. C’est à partir de ce constat qu’est né le métier de cloud broker. Comme son nom l’indique, il s’agit de sociétés qui jouent le rôle de courtier en cloud et font office d’intermédiaire entre les hébergeurs et les entreprises clientes. Leur rôle, au-delà de l’agrégation des offres, réside dans leur capacité à conseiller judicieusement leurs clients en fonction de leurs moyens et de leurs besoins, de négocier les contrats avec les prestataires et souvent d’ajouter une couche de service supplémentaire (sauvegarde, personnalisation, intégration, visualisation, sécurité…). Cela s’adresse à des sociétés gérant des données et applications très hétérogènes.

Un marché qui pèse déjà 5,24 milliards de dollars

Colonisé par des entreprises comme LinkedbyNet, Cloud Sherpas ou même par des opérateurs télécoms (dont Orange, SFR et Deutsche Telekom), ce marché est en plein développement. A l’échelle mondiale, il devrait croître de 29,6% par an d'ici à 2020, d’après une étude récente de la société Markets and Markets. Il pèse à ce jour quelques 5,24 milliards de dollars et devrait dépasser les 19 milliards de dollars dans cinq ans. "Nous avons pris la décision de recourir à ce type de service il y a un an. Le service est effectif depuis janvier", décrit Frédéric Charles, directeur de domaine SI chez Suez. Pourquoi faire appel à un cloud broker ? "Il nous amène une promesse de réversibilité. J’ai l’assurance de ne pas être piégé par un contrat, captif d’un seul prestataire". En effet, un broker est souvent lui-même hébergeur, mais négocie ensuite de l’hébergement chez des prestataires et réparti ainsi les données et applications stockées de manière adaptée. Il permet donc de bénéficier des services de différents hébergeurs comme Numergy, Amazon, etc, sans pour autant devoir gérer soit même tous ces contrats.

Un accélérateur de projet

Le cloud broker apporte également son savoir-faire technique. Il fait enfin le pont entre la DSI et la plateforme cloud sans que le client soit obligé de former une personne en interne. "C’est un accélérateur de projet. Il nous a fallu à peine un mois et demi pour basculer l’hébergement du site lyonnaise-des-eaux.fr. Ce maillon amène de la valeur ajouté et nous permet de nous concentrer sur la gouvernance de projets plutôt que sur l’opérationnel", résume Frédéric Charles. Certes, l’entreprise investit dans ce service, mais gagne en agilité et peut même automatiser certaines mises en production.

Adeline Raynal