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La rémunération des dirigeants a augmenté en 2012

Les dirigeants du SBF 120 ont vu leur salaire augmenter de 2,3% en 2012, et même de 9,3% si l'on ne tient pas compte des patrons du CAC 40.

Les dirigeants du SBF 120 ont vu leur salaire augmenter de 2,3% en 2012, et même de 9,3% si l'on ne tient pas compte des patrons du CAC 40. - -

La rémunération moyenne d'un patron d'entreprise cotée sur le SBF 120 a atteint 2.839.000 euros en 2012, selon l'étude Proxinvest parue le 5 novembre. Un montant en hausse de 2,4% par rapport à 2011.

La rémunération des dirigeants a encore augmenté en 2012. De 2,4% selon l'étude du cabinet Proxinvest parue ce 5 novembre, atteignant une moyenne de 2.839.000 euros. Et même de 6,3% si l'on "retraite" les éléments exceptionnels tels que les indemnités de départ. Sachant que leurs émoluments avaient déjà retrouvé en 2011 leur niveau d'avant-crise.

Le cabinet, qui procède à cette enquête sur la rémunération des dirigeants des 120 plus grandes entreprises de France depuis 15 ans, constate qu'en cette année électorale, les patrons de géants du CAC 40 sont restés plutôt raisonnables. Si bien que leur rémunération moyenne a baissé de 6,3%, passant sous les 4 millions d'euros.

En revanche, leurs homologues du SBF 80 (ceux du SBF 120 retranchés des 40 du CAC 40) se sont laissés aller à augmenter les leurs de 9,3%. Une augmentation qualifiée de "significative" par le cabinet.

Charlès, Ghosn et Arnault en tête

Les dirigeants les mieux payés en 2012 sont Bernard Charlès, DG chez Dassault Systèmes, avec une rémunération totale de près de 15 millions d'euros, en hausse de 36%. Vient ensuite Carlos Ghosn, patron de l'alliance Renault-Nissan, qui a touché 13,4 millions d'euros. Et enfin le propriétaire de LVMH, Bernard Arnault, avec 9,5 millions d'euros.

Ces trois rémunérations se situent largement au-dessus des 4,7 millions d'euros. Ce seuil, qui équivaut à 240 Smic, est le seuil défini comme "maximum socialement acceptable" par Proxinvest.

Les auteurs de l'enquête regrettent par ailleurs que seuls 9% du total des rémunérations des dirigeants d'entreprise soient liés à leur performance, contre 12% en 2011. Or en 2012, les bénéfices nets cumulés des groupes étudiés se sont repliés de 27%, selon Investir. Dans le même temps, les dividendes versés aux actionnaires ont augmenté, en moyenne, de 7% au sein du SBF 120.

Nina Godart