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Vente de ITA Airways à Air France-KLM et Delta: pourquoi le dossier traîne

Le gouvernement transalpin a prolongé jusqu’à la fin octobre la date limite des négociations exclusives sur la privatisation partielle de la compagnie aérienne nationale.

Les discussions vont se poursuivre. Le gouvernement italien a prolongé jusqu’à la fin octobre la date limite des négociations exclusives sur la privatisation partielle d'ITA Airways, discussions qui devaient s'achever le 30 septembre.

Rappelons que c'est le consortium mené par le fonds d'investissement Certares et qui regroupe Air France-KLM et Delta Airlines qui mène ces négociations exclusives avec l'ex-Alitalia et l'Etat transalpin.

Pourquoi cette prolongation? Certains observateurs mettent en avant la victoire aux dernières élections législatives du parti d'extrême-droite Frères d’Italie dont la dirigeante Giorgia Meloni (qui devrait sauf surprise être nommée présidente du Conseil) a plusieurs fois exprimé son opposition à cette privatisation. Or son gouvernement ne sera pas installé avant plusieurs semaines, ce qui gèlerait le processus.

"Tout peut changer"

Juste avant le scrutin, elle avait d'ailleurs prévenu que "tout peut changer et la relance de notre compagnie aérienne nationale" sera de la responsabilité "de celui qui gouvernera".

Néanmoins, il semblerait que la coalition des droites qui sera au pouvoir ne soit pas sur cette ligne et ne serait pas opposée au projet. Projet qui devrait déboucher selon Reuters sur une augmentation de capital d’environ 600 millions d’euros qui serait lancée quelque temps après la conclusion de l’opération par Certares et ses partenaires afin de mettre la main sur 56% de la compagnie.

L'Etat italien conserverait ainsi une part de 44% et disposerait de deux sièges sur les cinq que comptera le futur conseil d'administration de la compagnie.

Air France-KLM a annoncé dans un communiqué qu'il pourrait envisager à moyen terme de prendre une participation minoritaire dans ITA Airways, précisant toutefois qu'à ce stade, le groupe n'investissait pas dans le capital de la compagnie aérienne italienne, préférant un rôle de "partenaire commercial".

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business