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Industrie: Liberty Steel cherche des repreneurs éventuels pour Ascoval et Hayange

le site d'Ascoval

le site d'Ascoval - FRANCOIS LO PRESTI / AFP

En grande difficulté, l'entreprise britannique espère toujours sécuriser de nouveaux financements mais cherche des repreneurs pour ses sites français en parallèle, "par prudence".

Le groupe sidérurgique Liberty Steel reste en quête de financement en raison des difficultés de son propriétaire le magnat Sanjeev Gupta, mais a lancé en parallèle la recherche de repreneurs pour ses sites français Ascoval et Hayange, a-t-on appris samedi auprès de l'entreprise.

"Nous restons confiants dans notre capacité à sécuriser de nouveaux financements", mais "dans le même temps, nous avons commencé, par prudence, à explorer des options de vente pour ces entreprises et nous inviterons les parties intéressées à soumettre des offres", a indiqué le groupe dans une déclaration transmise à l'AFP, confirmant des informations du Financial Times.

Liberty Steel, propriétaire notamment de l'aciérie Ascoval située à Saint-Saulve (Nord) et de l'usine de rails d'Hayange (Moselle), fait face à des difficultés, dans le sillage du dépôt de bilan de la société britannique de financement Greensill.

Deux processus en parallèle

Cette dernière est un important financeur de la maison-mère de Liberty Steel, GFG Alliance, propriété du magnat indo-britannique de l'acier Sanjeev Gupta.

L'entreprise a mandaté la banque Rothschild pour ce projet de cession, ont indiqué à l'AFP plusieurs sources concordantes.

"Pour l'instant, Sanjeev Gupta cherche toujours à se refinancer, mais officiellement, on se met en condition pour une mise en vente s'il ne trouve pas les fonds nécessaires pour maintenir Hayange et Ascoval", a indiqué à l'AFP Grégory Zabot, élu CFDT du site d'Hayange.

"Les deux processus sont en parallèle", a-t-il ajouté craignant surtout que cela ne repousse voire annule des investissements prévus à l'été sur le site.

L'Etat a annoncé fin mars qu'il allait débloquer un prêt de 20 millions d'euros à Ascoval pour permettre à l'aciérie, à l'histoire déjà mouvementée, de payer les salaires et de poursuivre l'activité.

"Nous on veut un nouveau repreneur"

Mais selon Nacim Bardi, délégué CGT du site, Liberty Steel doit encore trouver 20 millions d'euros supplémentaires.

"Au moment où on a eu le CSE extraordinaire (le 29 avril, ndlr), Liberty n'était pas vendeur, Liberty était toujours à la recherche des 20 millions. Après peut-être que la donne a changé, si maintenant il est vendeur, tant mieux. (...) Nous on veut un nouveau repreneur", a-t-il affirmé à l'AFP.

"Etant donné la vigueur du marché de l'acier et la grande qualité des produits que nous faisons, nous restons confiant dans notre capacité à sécuriser de nouveaux financements", affirme samedi Liberty Steel.

Contacté, le ministère de l'Economie n'a pas souhaité faire de commentaire.

T.L avec AFP