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General Motors pourrait licencier 4000 salariés

General Motors

General Motors - BILL PUGLIANO / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

General Motors avait annoncé en novembre dernier vouloir supprimer 15% des emplois du groupe en 2019. Les premiers licenciements pourraient débuter lundi.

General Motors devrait licencier environ 4000 salariés dans le cadre de son plan social annoncé fin 2018, selon une source proche du dossier. Environ 2300 travailleurs salariés auraient opté pour un départ volontaire et 1500 contractuels seraient laissés sur le carreau, selon cette même source.

Le constructeur automobile américain avait indiqué en novembre dernier vouloir supprimer en 2019 15% des emplois du groupe en cessant la production sur sept sites, dont quatre aux Etats-Unis et un au Canada. Les médias avaient alors estimé les suppressions d'emploi à environ 14 000 salariés, dont 6000 travailleurs syndiqués, pour une économie de 6 milliards de dollars d'ici fin 2020. Le groupe n'avait donné aucune indication sur le nombre exact de postes supprimés. 

Des licenciements pour rester compétitif

Un porte-parole de General Motors a refusé de s'exprimer sur le calendrier des licenciements, qui pourraient débuter lundi, avant la diffusion des résultats de la compagnie, selon les informations de la chaîne CNBC et du journal Detroit News. "Nous communiquerons avec nos employés d'abord", a indiqué le porte-parole. 

Des responsables de General Motors ont indiqué s'attendre à la création de 2700 emplois sur différents sites américains, indiquant que les personnels syndiqués des Etats-Unis se verront offrir une possibilité de transfert. General Motors avait justifié cette sévère cure d'amaigrissement comme un moyen de rester compétitif dans une industrie en pleine révolution. Une décision qui avait provoqué l'ire du président américain Donald Trump et la "déception" de Justin Trudeau, le Premier ministre canadien.

Pauline Dumonteil avec AFP