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Y a-t-il un risque de coupure d'électricité jeudi?

La CGT Mines Énergie appelle à la grève et promet des actions comme des "baisses de production". (image d'illustration)

La CGT Mines Énergie appelle à la grève et promet des actions comme des "baisses de production". (image d'illustration) - François Guillot - AFP

La FNME-CGT, première organisation syndicale dans l'énergie, a annoncé son intention de faire grève jusqu'à la fin juin pour "un nouveau service de l'électricité et du gaz". Parmi les actions envisagées: des coupures de courant, mais elles seront ciblées, précisent les syndicats.

À l'appel de la FNME-CGT, les électriciens et gaziers rejoignent la grève des cheminots. La fédération énergie souhaite mettre en oeuvre la "convergence des luttes", explique Sébastien Menesplier, secrétaire général de la CGT Mines-Énergie. Des assemblées générales vont se tenir "aujourd'hui et demain" avec les salariés, lors desquelles seront mises "en débat des interventions sur l'outil de travail", précise-t-il. 

Ces actions peuvent être "des coupures ciblées, en direction des entreprises où les employeurs licencient" ou "criminalisent l'action syndicale", ou encore "des actions de baisse de production de l'électricité et de gaz qui peuvent commencer dès ce soir", explique-t-il.

"Des actions en direction des usagers pour ceux qui ont subi des coupures d'énergies" sont également envisagées, ainsi que "des basculements d'heures pleine en heures creuses", ajoute le syndicaliste.

"Sur les coupures d'électricité pour des entreprises qui ne vont pas bien et donc qui licencient, je ne suis pas sûr que ça améliorera la situation", a critiqué Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, sur Franceinfo. "Ce n'est sans doute pas la meilleure des manières d'aider cette entreprise et d'aider ses salariés", a-t-il estimé.

"Pour rouler, les trains ont besoin d'énergie"

Fin mars, la FNME-CGT avait annoncé appeler à la grève à partir du 3 avril et jusqu'au 28 juin, soit sur la même période que la grève à la SNCF. "Les trains, pour qu'ils roulent, ils ont besoin d'énergie, donc on a aussi des actions à mener en ce sens", rappelle Sébastien Menesplier, 

La fédération énergie porte également ses revendications propres. Alors que la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), déterminant la trajectoire énergétique de la France pour la période 2019-2023, est actuellement "débattue publiquement, on souhaite se faire entendre et peser dans le débat", a expliqué le secrétaire général de la CGT Mines-Énergie.

Il faut "commencer par faire un bilan de la déréglementation énergétique qui depuis quasiment 20 ans n'a apporté que des effets dévastateurs tant pour les salariés que pour les usagers", a-t-il déclaré. D'autres "temps forts" sont prévus les 24, le 26 avril, le 1er mai, les dates suivantes restant encore à déterminer, ajoute-t-il.

A.M. avec AFP