BFM Business

Un incident signalé à la centrale nucléaire de Flamanville

La centrale nucléaire de Flamanville (Manche)

La centrale nucléaire de Flamanville (Manche) - CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Une "vanne du système d'injection de sécurité" ne s'est "pas refermée", a indiqué EDF.

EDF a annoncé ce mardi un incident de niveau 1 sur l'échelle internationale des incidents nucléaires Ines, graduée de 0 à 7, intervenu sur le réacteur 2 de la centrale nucléaire de Flamanville (Manche) à l'arrêt pour rechargement du combustible. Une "vanne du système d'injection de sécurité" ne s'est "pas refermée" lors d'un "essai de manoeuvrabilité", indique la direction d'EDF dans un communiqué diffusé sur le site internet de la centrale.

Ce blocage est intervenu mardi lors "des opérations de rechargement du combustible" du réacteur 2, selon le communiqué. Le circuit d'injection de sécurité "permet, en cas d'incident, d'introduire de l'eau borée dans le circuit primaire de l'installation et d'assurer le refroidissement du coeur", précise EDF.

La vanne est manoeuvrée depuis la salle de commande du réacteur. Une réparation a été immédiatement engagée, ajoute la direction. EDF a proposé à l'Autorité de sûreté nucléaire (ANS) de classer l'événement au niveau 1 de l'échelle Ines car, en cas de non manoeuvrabilité de la vanne, les opérations de manutention du combustible doivent être interrompues sous une heure. Or "l'écart a été identifié par les équipes de la centrale quelques heures plus tard, au moment où la vanne avait déjà retrouvée sa pleine manoeuvrabilité", reconnaît EDF.

Pas d'impact sur la durée de l'arrêt de maintenance du réacteur 2

Interrogée par l'AFP, l'antenne caennaise de l'ASN a indiqué qu'elle avait proposé à sa direction générale de confirmer ce classement au niveau 1. Le chargement du combustible est terminé et l'incident n'aura pas d'impact sur la durée de l'arrêt de maintenance du réacteur 2, selon l'ASN. Le réacteur doit redémarrer mi août, selon EDF. Cet événement n'a aucune conséquence sur la sûreté des installations, assure le groupe.

La centrale de Flamanville compte deux réacteurs en état de fonctionner et un troisième en construction, le réacteur nouvel génération EPR, qui a connu de nombreux déboires depuis le début de sa construction en 2007. Le réacteur numéro 1 de son côté a été reconnecté au réseau le 5 juillet après un incident survenu le 9 février qui avait été très médiatisé. Il monte depuis en puissance par palier, selon EDF. Plus le réacteur a été arrêté longtemps, plus la montée en puissance "prend du temps", a précisé le service communication de la centrale.

P.L avec AFP