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Quand les chefs religieux s'inquiètent pour le climat

La Conférence des responsables de culte en France réunit six instances religieuses. (image d'illustration)

La Conférence des responsables de culte en France réunit six instances religieuses. (image d'illustration) - Ben Sutherland - Flickr - CC

Les membres de la Conférence des responsables de culte en France ont rencontré François Hollande à l'Elysée. A cinq mois de la conférence de Paris sur le climat, ils lui ont remis leur déclaration commune sur la crise climatique.

Le Pape François a dégainé le premier. Il y a tout juste deux semaines, son encyclique portant sur le domaine de l'écologie, "Laudato si" (Loué sois-tu), sortait des imprimeries. Depuis divers responsables religieux lui ont emboîté le pas et se sont mobilisés autour de cette thématique et de ces enjeux. C’est notamment le cas en France, où François Hollande a reçu à l’Elysée les membres de la Conférence des responsables de culte en France (CRCF) qui représentent le Bouddhisme, le Judaïsme, l’Islam et les Chrétiens (Orthodoxes, Protestants et Catholiques). En présence de la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal et de Nicolas Hulot, ces autorités religieuses ont remis au chef de l’Etat leur déclaration commune, appelant à un "sursaut des consciences" contre la crise climatique. "Le président de la République a été très intéressé par cette démarche qui, il faut bien le reconnaître, pour ce qui est de notre pays est assez originale", a commenté le pasteur protestant François Clavairoly, à la tête de la présidence tournante de la CRCF. 

La crise climatique: "un défi spirituel et moral"

Les responsables des différents cultes espèrent l'adoption lors de la COP21 d'un "accord contraignant applicable à tous" qui "engage à sortir à temps de l'ère des énergies fossiles et vise un ensemble d'objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre". Dans leur déclaration, qui a longuement été réfléchie, les religieux dénoncent "l'exploitation mortifère de l'environnement qui détruit l'humanité elle-même", et appellent à "un sursaut des consciences vers une action climatique conséquente".

La CRCF veut aussi que les Etats protègent les populations les plus vulnérables et appelle à un texte "qui favorise un développement écologique responsable et la lutte contre la pauvreté en garantissant financement adéquat, transfert de technologies et le renforcement des savoirs et des compétences". L'engagement s'applique aux fidèles eux-mêmes, appelés à "faire évoluer leur mode de vie". 

A.M. avec AFP