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Le WWF contre la taxe sur les panneaux solaires chinois

Les organisations environnementale s'opposent à la taxe sur les panneaux solaires chinois.

Les organisations environnementale s'opposent à la taxe sur les panneaux solaires chinois. - -

Le WWF et plusieurs ONG environnementales demandent à la Commission européenne de renoncer à son projet de taxe sur les panneaux solaires chinois. Outre les raisons environnementales, des emplois seraient menacés.

Le panda est décidément bien chinois. Le Fonds mondial pour la nature, le WWF, dont l’animal est le symbole, a apporté son soutien au gouvernement chinois dans le débat actuel sur les panneaux solaires.

La France et l’Europe souhaitent un relèvement des tarifs douaniers, de 37 à 68%, pour les panneaux solaires importés depuis la Chine. Leurs tarifs cassés sont accusés de détruire le marché européen, où les constructeurs sont de plus en plus nombreux à mettre la clé sous la porte. L’Allemagne et 17 autres pays européens sont opposés à ce projet.

Jusqu'à 242.000 emplois menacés?

Le WWF, soutenu par d’autres ONGs, prévient qu’en cas d’une taxe de 60%, les conséquences sur l’emploi et le développement des énergies renouvelables seraient désastreuses. L’organisation se base sur l’étude d’un cabinet de conseil allemand, Prognos, qui affirme que cela menacerait jusqu’à 242.000 emplois en Europe, sur les 300.000 personnes employées dans le secteur photovoltaïque.

Ces emplois sont regroupés dans trois principaux domaines: l’industrie des matières premières qui fournit la Chine, le secteur recherche et développement, et l’artisanat qui assure l’installation des panneaux en Europe. Côté chinois, 400.000 emplois seraient menacés par une telle taxe.

Des conséquences sur la pollution chinoise

D’un point de vue environnemental, le WWF rappelle l’objectif de 20% d’énergie renouvelable en Europe d’ici 2020. Or, selon le fonds pour la nature, la taxe impliquerait jusqu’à un doublement des prix des panneaux solaires, ce qui ralentirait la transition énergétique européenne.

Enfin, le WWF explique que freiner l’export freinerait aussi le développement du marché intérieur. Hors, la Chine est l’un des plus gros pollueurs mondiaux, et le gouvernement s’est fixé l’objectif de 35 gigawatts de capacité photovoltaïque d’ici 2015.

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Audrey Dufour