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Le franco-américain TechnipFMC remporte un contrat majeur de 7,6 milliards de dollars

Après avoir contesté deux nouvelles expertises votées par le CHSCT - la direction a finalement proposé une médiation judiciaire, acceptée "sous conditions".

Après avoir contesté deux nouvelles expertises votées par le CHSCT - la direction a finalement proposé une médiation judiciaire, acceptée "sous conditions". - Loic Venance AFP

Le groupe d'ingénierie pétrolière va s’occuper de « l'ingénierie, la fourniture des équipements et la construction » de trois terminaux gaziers en Sibérie occidentale.

Très bonne nouvelle pour TechnipFMC. Le groupe d'ingénierie pétrolière franco-américain a annoncé avoir remporté un contrat « majeur » auprès de Novatek, numéro 2 du gaz en Russie. Le tout pour une valeur de 7,6 milliards de dollars, soit plus de la moitié du chiffre d'affaires réalisé par le groupe en 2018 (12,6 milliards de dollars). Ce contrat porte « sur l'ingénierie, la fourniture des équipements et la construction auprès de Novatek et de ses partenaires » de trois terminaux gaziers en Sibérie occidentale, souligne TechnipFMC dans un communiqué.

« Ce projet est une reconnaissance du savoir-faire et des compétences de nos équipes, ainsi que de leur capacité à mener à bien les projets les plus ambitieux et innovants », s'est félicité Nello Uccelletti, président des activités Onshore/Offshore de TechnipFMC, cité dans le communiqué.

Difficultés en 2018

Cette annonce est arrivée conjointement à une autre bonne nouvelle. Le groupe a remporté un contrat auprès de Neptune Energy pour le projet Seagull en mer du Nord dont la valeur est comprise entre 75 et 250 millions de dollars.

De belles bouffées d’air pour le numéro 1 mondial de l’ingénierie et des services pour l’industrie de l’énergie, qui a connu une année 2018 compliquée avec une lourde perte nette de 1,9 milliard dollars l'année dernière, touché par la baisse des investissements des compagnies pétrolières.

Fin juin, le groupe avait aussi accepté de payer une amende de 301 millions de dollars pour mettre fin à des poursuites aux États-Unis et au Brésil. L’entreprise était accusée de corruption de responsables brésiliens et irakiens, selon un communiqué du ministère américain de la Justice.

En mars dernier, c’est la prime de départ de son ex-patron Thierry Pilenko (15,3 millions d’euros), révélée par BFM Business, qui avait provoqué l’indignation, compte tenu des difficultés de l’entreprise ces derniers mois.

La rédaction avec AFP