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La Chine, un partenaire commercial grandissant pour le Venezuela

Le pétrole vénézuélien part de plus en plus vers la Chine, qui surveille de près les élections de dimanche.

Le pétrole vénézuélien part de plus en plus vers la Chine, qui surveille de près les élections de dimanche. - -

Le Venezuela élira son nouveau président ce dimanche, et Pékin s’intéresse de près aux résultats. Se rapprocher économiquement de la Chine permet à Caracas de s’éloigner des États-Unis, un client encombrant pour l’idéologie politique du pays.

Ce dimanche 14 avril, le Venezuela votera pour le successeur d'Hugo Chavez. Selon la plupart des sondages, c'est son héritier politique Nicolas Maduro qui devrait l'emporter face à l'opposant Henrique Capriles. Un cas qui favoriserait le renforcement du lien économique avec Pékin.

L’an dernier, Caracas a conclu pratiquement autant d'accords bilatéraux avec Pékin qu'avec l'ensemble des capitales latino-américaines. Les voitures, les autobus, les poids-lourds proviennent désormais de Chine. Qu'il s'agisse de concevoir une raffinerie ou d’exploiter une mine, c'est vers Pékin que l'on s'adresse.

D’après une étude universitaire américaine, le Venezuela bénéficie de plus de la moitié des financements bancaires chinois en Amérique latine. Les créances de la banque chinoise de développement sur PDVSA, la compagnie pétrolière publique vénézuélienne, dépassent ainsi les 20 milliards de dollars… et sont remboursées en nature à PetroChina, le plus important groupe pétrolier chinois.

Le bureau d’études DCA Chine-Analyse explique que les Chinois escomptent que le pays "frère" couvre à terme 10 % des besoins annuels de la Chine en brut.

Mais les Etats-Unis restent de bons clients

Pour autant les Vénézuéliens ne se passent pas des Américains. Même si les livraisons de pétrole n'atteignent plus que 900.000 barils par jour, les Etats-Unis restent le premier débouché. Avec un intérêt primordial: on y paye en devises, pas en échanges de projets.

Enfin, il se pourrait qu'un jour la voix de l'opposant Henrique Capriles porte: octroyer toutes les ressources nationales aux Chinois, c'est substituer un impérialisme a un autre.

Benaouda Abdeddaïm