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L’ONU redoute une pénurie mondiale d'eau en 2030

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- - AAMIR QURESHI / AFP Aamir Qureshi - AFP

Face à une demande en progression et 20% des réserves souterraines exploitées, les Nations Unies dressent un rapport alarmant sur la gestion de l’eau potable dans nos sociétés.

"Si rien n’est fait, la planète devrait faire face à un déficit global en eau de 40% d’ici 2030. Nous sommes donc condamnés à gérer plus durablement cette ressource". Ce constat inquiétant est dressé par le Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, "L’eau pour un monde durable", présenté le 20 mars à New Dehli, en Inde.

A quelques jours de l’adoption par les Nations Unies des nouveaux objectifs de développement durable, le rapport insiste sur l’urgence de changer les modes d’utilisation et de gestion de cette ressource vitale.

L’eau, au cœur du développement durable

Les ressources en eau et les services qui en dépendent sont en effet essentiels pour la lutte contre la pauvreté énergétique, la croissance économique et la viabilité environnementale.

Qu’il s’agisse d’alimentation ou de sécurité énergétique, de santé humaine ou de salubrité de l’environnement, l’eau contribue à améliorer le bien-être social, et détermine les conditions de vie de milliards de personnes.

Une demande mondiale en eau en progression

La demande mondiale en eau est liée à la croissance démographique. Pour rappel, la population augmente d'environ 80 millions de personnes par an.

De plus, l’urbanisation, les politiques de sécurité alimentaire et énergétique, la mondialisation des échanges, mais aussi l’évolution des régimes alimentaires et la consommation croissante, ont entrainé des demandes toujours plus importantes en ressources d'eau potable. 

En 2014, 3.9 milliards de personnes, soit 54% de la population, habitait en milieu urbain. Une croissance notamment dans les pays en voie de développement. 

Selon différentes prévisions, en 2030, le monde devra faire face à un déficit hydrique global de 40%, si la situation évolue à un rythme inchangé. Aujourd'hui, 748 millions de personnes dans le monde sont toujours privées d’accès à une source d’eau améliorée.

Les eaux usées, l'atout énergétique insoupçonné

Pour limiter la dépendance des énergies fossiles, le traitement des eaux usées représente ainsi une solution alternative. 

Les boues qui en résultent peuvent être transformées en biogaz vendu sur le marché comme source d’énergie. La vente de ces biogaz pourraient donc rendre le traitement des eaux rentable. 

Khadria Fouad-Djama