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L’économie mondiale victime du réchauffement climatique

Une indienne met la dernière touche à des pots servant à conserver les aliments.

Une indienne met la dernière touche à des pots servant à conserver les aliments. - AFP - Narinder-Nanu

Une étude néo-zélandaise relayée par l’ONU parue ce mardi prévoit que la hausse des températures va engendrer une perte de productivité au niveau national.

Le réchauffement climatique n’aura pas que des conséquences géopolitiques, elles seront aussi économiques. Jusqu’à -6% de produit intérieur brut (PIB) en Thaïlande et en Indonésie, -3,2% en Inde, -0,8% en Chine… Le chercheur Tord Kjellstrom du Health and Environment International Trust de Nouvelle-Zélande énumère les diminutions probables des richesses créées dans une étude publiée ce 19 juillet par le biais de l’ONU.

Perte de productivité

Il prévoit que la hausse des températures va engendrer une perte de productivité au niveau national. Les très fortes chaleurs imposent déjà une réduction du temps de travail dans certaines zones géographiques. À l’image de l’Asie du Sud, où 20% d’heures de travail annuelles auraient déjà été perdues pour les emplois les plus exposés aux fortes chaleurs.

Le chercheur estime que le besoin de se reposer en période de forte chaleur "deviendra un problème majeur", en particulier pour les ouvriers et les agriculteurs, qui travaillent le plus souvent en extérieur.

Au total, il estime que 43 pays verront leur PIB diminuer suite à une baisse de productivité liée à l’augmentation des températures moyennes. La majorité se trouvent en Asie. Cela représenterait un coût de deux billions (soit millions de millions) d’euros à l’économie mondiale, d’ici à 2030.

Cyclones, inondations... 

L'auteur de cette étude chiffre aussi le nombre de décès liés aux catastrophes naturelles survenues depuis 36 ans. Entre 1980 et 2012, il a recensé 21.000 catastrophes - principalement des cyclones, des inondations et des glissements de terrain -, ayant provoqué la mort de 2,1 millions de personnes. Les populations en Asie Pacifique sont particulièrement touchées. Les pays les plus pauvres sont particulièrement concernés.

Le 22 avril dernier, 175 pays ont signé à New York un accord pour tenter de limiter l’augmentation de la température moyenne à la surface du globe. Ce, tandis que le premier trimestre 2016 a été marqué par des températures records.

Selon un étude parue l’an dernier dans la revue Nature, la température idéale pour une productivité optimale est de 13 degrés Celsius.

A.R.