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Jean-Bernard Lévy s'apprête à prendre les rênes d'EDF

Jean-Bernard Lévy dirigera le groupe "par intérim" jusqu'à ce que sa nomination soit définitivement confirmée par un décret présidentiel.

Jean-Bernard Lévy dirigera le groupe "par intérim" jusqu'à ce que sa nomination soit définitivement confirmée par un décret présidentiel. - Fred Dufour - AFP

A l’issue d’une assemblée générale des actionnaires, Jean-Bernard Lévy prendra les commandes de l'électricien public, ce 21 novembre. L’une de ses premières missions sera d’accompagner la transition énergétique.

A la veille de l'échéance du mandat d'Henri Proglio, actuel PDG d'EDF, une assemblée générale des actionnaires doit valider la nomination des administrateurs du groupe, ce 21 novembre. Elle doit ainsi introniser Jean-Bernard Lévy, ex-patron de Vivendi et Thales, au poste de PDG.

Mais son élection ne fait aucun doute: l'Etat, qui l'a choisi pour donner un nouveau souffle au géant énergétique, premier opérateur nucléaire mondial, détient 84,5% du capital de l'entreprise.

Le dirigeant sera désigné comme PDG par le conseil d'administration renouvelé, qui doit se réunir dimanche, et devra réussir son oral devant le Parlement deux jours plus tard.

Dès le 23 novembre, Jean-Bernard Lévy dirigera le groupe "par intérim" jusqu'à ce que sa nomination soit définitivement confirmée par un décret présidentiel après validation en conseil des ministres le 26.

Moderniser le parc nucléaire

Parmi ses premiers défis: mener à bien la mise en application du projet de loi de transition énergétique, en cours d'examen au Parlement, qui prévoit de réduire de 75% à 50% la part de la production d'électricité d'origine nucléaire en France à l'horizon 2025, tout en développant les énergies renouvelables.

Dans le même temps, la puissance nucléaire serait plafonnée à son niveau actuel de 63,2 gigawatts.

Outre la transition énergétique, Jean-Bernard Lévy devra superviser d'autres gros chantiers, dont le "grand carénage", un plan de 55 milliards d'euros d'investissements prévu jusqu'en 2025 pour moderniser les 58 réacteurs nucléaires français en vue d'une prolongation de leur durée de vie au-delà de 40 ans.

Il devra aussi gérer le dossier de l'EPR de Flamanville, dont le démarrage a une nouvelle fois été retardé, à 2017 cette fois. Mais aussi celui de la construction de deux autres réacteurs de nouvelle génération à Hinkley Point, en Angleterre, qui pourrait souffrir, par ricochet, de ce report.

C.C. avec AFP