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General Electric : « Alstom aurait été confronté aux mêmes difficultés »

Le groupe a américain a annoncé la suppression de 1000 emplois en France. « Une question de conjoncture » déplore Guy Maugis, président du comité de pilotage du dispositif de soutien de General Electric.

General Electric a annoncé la suppression de plus de 1000 postes en France, dans la branche turbines à gaz et au sein des services supports, notamment sur le site de Belfort. Un coup dur pour le site où General Electric s’était engagé à créer 1000 emplois lors du rachat de la branche énergie d’Alstom, en 2015.

Faute d’y parvenir, l’entreprise américaine devait, selon les termes de l'accord, verser 5000 euros par employé (soit 50 millions d’euros), destinés à créer de nouveaux emplois industrie dans le bassin de Belfort.

« La suppression de ces emplois n’était pas prévue au moment où GE a racheté Alstom » souligne sur BFM Business Guy Maugis, président du comité de pilotage du dispositif de soutien de General Electric. « Si Alstom était resté tout seul, il serait confronté exactement à la même situation qui est celle du marché mondial des turbines à gaz. C’est une question de conjoncture voire de changement radical dans les modes de changement de production d’électricité. »

« Je ne défends pas spécialement GE » poursuit-il. « Ils avaient un engagement de créer 1000 emplois ou de verser 5000 euros par emplois non créés. Sa parole est respectée sur ce volet-là ».

 « Il ne s’agit pas de sommes destinées à la restructuration mais bien à créer de nouveaux emplois » précise d’ailleurs Guy Maugis. « On est en train de regarder tous les projets industriels viables dans la région. Et il y en a » assure-t-il.