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Areva: Philippe Varin doit sortir le groupe de l'ornière

L'ex-patron de PSA arrive à la tête d'Areva alors que le groupe va mal, à en croire Challenges.

L'ex-patron de PSA arrive à la tête d'Areva alors que le groupe va mal, à en croire Challenges. - KENZO TRIBOUILLARD - AFP

L'ex-patron de PSA serait arrivé chez Areva pour redresser un groupe qui est en peine, raconte Challenges ce 18 novembre. Pour y parvenir, Philippe Varin envisagerait un traitement choc.

Qu'Areva allait mal, cela sautait aux yeux. Aussi mal que cela? Le groupe français s'apprêterait à publier une perte de plus d'un milliard d'euros dans les prochains jours, selon nos confrères de Challenges ce 18 novembre. Selon un proche du dossier cité par l'hebdomadaire, Areva "serait en faillite si elle n’était pas publique".

Philippe Varin, dont l'arrivée à la tête du groupe a été annoncée en octobre, aura justement pour mission de sortir le groupe de l'ornière. L'ancien de PSA, chez qui il a opéré une vaste restructuration, nommé pour remplacer Pierre Blayau, prévoierait pour y parvenir des mesures "radicales", décrit Challenges.

Il envisagerait de créer une structure de défaisance, comme ce qui avait été fait pour sauver le Crédit Lyonnais moribond à l'époque. Cette structure récupérerait les actifs extrêmement déficitaires d'Areva, qui tirent ses résultats par le bas.

Rabibocher EDF et Areva

Par exemple, tout ce qui est lié à la construction des EPR de Flamanville en France et d'Olkiluoto en Finlande y serait placé. Un moyen de sortir du bilan du groupe les surcoûts liés aux considérables retards de livraison de réacteurs de dernière génération. En outre, l'ancien PDG de Peugeot-Citroën aurait les mains libres pour "tailler dans les effectifs", raconte l'hebdomadaire. 

Philippe Varin, qui aurait été mandaté directement par le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, devra aussi rabibocher EDF et Areva pour recréer une filière française du nucléaire solide et solidaire.

C'est une raison majeure à la fois de la nomination de Jean-Bernard Levy chez l'électricien, et de l'arrivée du diplomate Varin à la présidence d'Areva, tout en conservant son poste d'administrateur d'EDF. Cette double casquette devrait lui permettre de gommer les querelles de personnes qui avaient atteint leur paroxysme lorsqu'ils étaient respectivement dirigés par Anne Lauvergeon et Henri Proglio

N.G.