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Arabie Saoudite et Russie d'accord pour stabiliser le marché du pétrole

Riyad et Moscou sont d'accord pour stabiliser le marché du pétrole

Riyad et Moscou sont d'accord pour stabiliser le marché du pétrole - Tatyana Makeyeva – AFP

Moscou et Ryad se disent prêts à engager un "dialogue constructif" et une "coopération étroite". Cette annonce a dynamisé les cours de l'or noir à Londres et à New-York. Mais le soufflé est vite retombé quand l'Arabie saoudite a précisé ne pas envisager de gel de la production.

Alors que les cours du pétrole étaient orientés à la baisse au début des échanges asiatiques, ils ont nettement rebondi à l'ouverture des échanges européens. La raison? Le ministre saoudien de l'Énergie Khaled al-Faleh en marge du sommet du G20 dans l'est de la Chine a annoncé que son pays et la Russie avaient tenu des discussions bilatérales afin de stabiliser le marché pétrolier et signé une déclaration commune à ce sujet.

"Les ministres ont reconnu l'importance d'un dialogue constructif et d'une coopération étroite entre les principaux pays exportateurs afin de soutenir la stabilité sur le marché du pétrole et garantir un niveau constant d'investissements sur le long terme", ont déclaré Khaled al-Faleh et le ministre russe de l'Énergie, Alexandre Novak, selon le texte diffusé à Moscou par le ministère russe de l'Énergie.

Les deux ministres ont en outre indiqué s'être entendus pour coopérer ensemble ainsi qu'avec les autres pays producteurs de pétrole, précisant s'être "mis d'accord pour poursuivre les consultations concernant la situation sur le marché du pétrole et créer un groupe commun de surveillance qui va suivre les indicateurs fondamentaux du marché du pétrole".

Un gel de la production "pas nécessaire"

Mais si Alexandre Novak s'est dit prêt à se joindre à un éventuel accord sur un gel de la production, estimant que cette mesure faisait partie des "instruments concrets possibles", son homologue saoudien a jugé lors d'une interview accordée à la chaîne Al-Arabiya qu'un gel de la production n'était pour l'instant pas nécessaire dans le mesure où le marché pétrolier "s'améliore de jour en jour". 

Cette série d'annonces a d'abord bondir les cours du Brent (+5,5%) à Londres et du WTI à New-York (+4,7%), avant que le soufflé ne retombe (hausse limitée à +1,5% soit 47,5 dollars le baril de Brent et +2,5% soit 45,2 dollars le baril de WTI, à 15h15).

S.B. avec AFP