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Alstom: Paris attend une offre de Siemens pour se prononcer

François Hollande est en déplacement en Allemagne, où il s'est exprimé en comagnie d'Angela Merkel.

François Hollande est en déplacement en Allemagne, où il s'est exprimé en comagnie d'Angela Merkel. - -

Depuis l'Allemagne, François Hollande a fait savoir, ce samedi 10 mai, que l'Etat attendait une offre ferme de Siemens sur Alstom pour se prononcer. Mais il a précisé que la décision appartenait aux "entreprises".

Si Arnaud Montebourg a clairement marqué sa préférence pour la solution Siemens dans le dossier Alstom, François Hollande s'est montré plus prudent. Depuis l'Allemagne, où il s'est exprimé en compagnie d'Angela Merkel ce samedi 10 mai, le chef de l'Etat a en effet assuré que l'Etat attendait "l'offre de Siemens dans son détail pour (se) prononcer".

"Siemens y travaille et nous ne voulons pas préjuger d'un choix, nous voulons faire en sorte que ce soit le mieux pour les salariés d'Alstom et le mieux pour les salariés de Siemens si cette offre était proposée", a ajouté le président français. Tout en précisant que ce sujet était "d'abord une affaire d'entreprises, d'industriels".

Hollande et Merkel sur la même ligne

Même son de cloche du côté d'Angela Merkel: "en ce qui concerne Alstom et Siemens ce sont des décisions qui relèvent des entreprises, le gouvernement ne s'y immisce pas", a ainsi déclaré la chancelière allemande. "Si les décisions des entreprises montrent qu'il est avantageux d'aller en ce sens l'Allemagne accompagnerait un tel projet mais la question est de savoir si Siemens entend formuler une offre, on verra ce qu'elle est, et ensuite on se prononcera", a-t-elle ajouté.

Le tout alors que le groupe américain General Electric a présenté un projet d'acquisition des activités d'Alstom dans l'énergie pour 12,35 milliards d'euros, que François Hollande n'a pas jugé acceptable même si elle a les faveurs de la direction du groupe français.

"Le gouvernement français est particulièrement attentif aux enjeux d'emplois, de localisation d'activités, de centre de décisions", a répété le chef de l'Etat français.

Y. D. avec Reuters