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Vivendi: Bolloré explique ses projets aux salariés

Le nouveau patron de Vivendi avait esquissé sa stratégie lors de l'assemblée générale du 24 juin

Le nouveau patron de Vivendi avait esquissé sa stratégie lors de l'assemblée générale du 24 juin - -

Le nouveau patron du groupe détaille son projet et sa méthode dans un mail envoyé aux salariés. Il entend développer Vivendi "notamment en Afrique et en Asie".

La semaine dernière, Vincent Bolloré a pris la présidence du conseil de surveillance de Vivendi, et exposé les grandes lignes de sa stratégie. Peu après, le premier actionnaire du groupe a envoyé aux salariés un mail où il leur donne quelques détails supplémentaires sur son projet et sa méthode.

Dans cet mail que s'est procuré BFM Business, l'industriel breton écrit vouloir "poursuivre le développement notamment en Asie et en Afrique". Il promet de "lancer prochainement des groupes de réflexion sur notre développement". En revanche, il ne dit mot de projets américains pour Canal Plus...

Discours de la méthode

Côté périmètre, Vincent Bolloré entend visiblement conserver l'opérateur télécoms brésilien GVT, présenté comme un des "trois piliers" du groupe.

En ces temps d'exil fiscal, le Breton prend soin de préciser: "les racines de Vivendi sont françaises. Son siège social est en France, et y restera".

Surtout, le nouveau patron fixe les règles du jeu pour ses salariés: "j’entends pouvoir compter sur une transparence totale de chacun. Sachez que les problèmes se règlent au plus vite dès lors qu’on les partage au plus tôt".

Il promet aussi de "s'impliquer totalement" dans Vivendi, assurant avoir "beaucoup d'attention et de temps" pour cela.

En pratique, il annonce qu'il "pilotera un suivi mensuel d’activité – de résultats – et de trésorerie entre les responsables du siège et chacune de nos activités opérationnelles".

Enfin, Vincent Bolloré rend un hommage dithyrambique à son prédécesseur Jean-René Fourtou, assez savoureux quand on se souvient de leurs affrontements de l'automne...

Interrogé, Vivendi s'est refusé à tout commentaire.

Jamal Henni