BFM Business

Un nouveau business: l’achat d’amis virtuels pour les réseaux sociaux

Gagner en visibilité et en notoriété sur les réseaux sociaux est essentiel pour une start-up, quitte à acheter des amis factices.

Gagner en visibilité et en notoriété sur les réseaux sociaux est essentiel pour une start-up, quitte à acheter des amis factices. - -

Les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter ont amené de nouvelles pratiques et de nouveaux métiers. En particulier, la vente d'amis factices par paquets de 5.000 se développe. Mais attention au revers de la médaille.

S'acheter des fans sur Facebook ou des abonnés sur Twitter, c'est ce que proposent de plus en plus de sites, y compris français. Destinés aux entreprises, aux marques ou aux personnalités en mal de notoriété, ces services pullulent.

Ces sites de vente en ligne sont presque comme les autres avec des produits, un panier, des codes cadeaux. Mais les offres sont un peu spéciales. En vente: des fans sur Facebook, qui vont "liker", c'est-à-dire cliquer, la page de votre choix et des "followers", des abonnés qui vont gonfler artificiellement votre profil Twitter, ou encore des clics supplémentaires sur vos vidéos Youtube.

Des amis virtuels et factices

Comptez 90 euros pour 1.000 abonnés en toc, livrables sous 48 heures. Au téléphone, la responsable commerciale du site, visiblement dépassée, a bien du mal à répondre, même aux questions les plus simples. Est-ce légal ? La responsable n'en a aucune idée.

Le service est idéal pour les starlettes en manque de notoriété et les entreprises qui veulent asseoir leur crédibilité. Seul risque: se faire prendre la main dans le sac.

Car ces amis virtuels sont souvent des coquilles vides et cette notoriété de façade s'écroule dès qu'on gratte un peu. Pour les entreprises et les personnalités qui se font prendre, c’est le ridicule assuré.

Anthony Morel