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Partenariat avec Uber: les taxis font plier l’Olympique Lyonnais

Les taxis menaçaient de bloquer l'accès au Parc OL.

Les taxis menaçaient de bloquer l'accès au Parc OL. - Philippe Desmazes - AFP

Le club de Jean-Michel Aulas a finalement renoncé à un partenariat avec Uber pour la desserte de son nouveau stade. Les taxis menaçaient en effet d’en bloquer l’accès.

Pour le coup, la victoire des taxis est nette et sans bavure. Tout comme le revirement de l'Olympique Lyonnais, qui a renoncé vendredi à un partenariat avec la société Uber pour la desserte de son nouveau stade - pourtant annoncé la semaine dernière. Le tout alors que la menace d’un blocage par les taxis se faisait de plus en plus grande.

Cette annonce est intervenue après une réunion, vendredi matin, entre le club et les représentants des taxis locaux. La veille, ceux-ci avaient menacé de bloquer les accès au grand stade de Décines-Charpieu, mercredi 3 février lors de la réception de Bordeaux en championnat, si l'OL maintenait son partenariat avec Uber.

"Nous sommes très satisfaits. C'est exactement ce que nous voulions, c'est-à-dire que le public ait encore le choix entre les taxis et les VTC. C'est une question de libre concurrence, à la loyale", a réagi auprès de l'AFP le président de la fédération des taxis indépendants du Rhône, Pascal Wilder.

"Incompréhensible" pour Uber

La semaine dernière, l'OL avait annoncé "un partenariat innovant" avec Uber qui prévoyait un "accès réservé" au nouveau stade pour les chauffeurs utilisateurs de l'application.

Vendredi, l'OL a changé son fusil d'épaule en annonçant qu'il allait finalement étudier avec les représentants des taxis "la mise en place prochaine d'une station dédiée" ainsi qu'un référencement sur l'application numérique du stade "pour que les spectateurs puissent accéder facilement aux réservations de véhicules", ce que le club avait prévu aussi de faire avec Uber.

"Cet accord avec les taxis lyonnais met un terme aux discussions initialisées dans un premier temps avec la société Uber", a conclu l'OL dans un communiqué.

"Il est incompréhensible qu'un partenaire soit contraint de renoncer à un accord avec Uber, qu'il a lui-même annoncé, car une minorité violente de taxis menace de troubler l'ordre public en bloquant l'accès à un stade, sans que la préfecture de police ne soit capable de faire régner l'État de droit, en plein état d'urgence", a de son côté réagi Uber.

Y.D. avec AFP