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OPA sur le Club Med: Bonomi surenchérit

Le Club Med fait l'objet d'une âpre bataille entre l'homme d'affaires italien Andrea Bonomi et le chinois Fosun.

Le Club Med fait l'objet d'une âpre bataille entre l'homme d'affaires italien Andrea Bonomi et le chinois Fosun. - Franko Lee - AFP

L'homme d'affaires italien a relevé son offre pour racheter le Club Med, à 24 euros par action,ce vendredi 5 décembre. Le bras de fer engagé avec le chinois Fosun se poursuit.

La bataille pour le rachat du Club Med continue de plus belle. Ce vendredi 5 décembre, l'homme d'affaires italien Andrea Bonomi a une nouvelle fois revu son offre à la hausse, via sa société Global Resorts. 

Il a ainsi relevé le prix de sa proposition à 24 euros par action, a indiqué Andrea Bonomi lors d'une conférence de presse, ce qui valorise l'entreprise à 915 millions d'euros.

La nouvelle offre de l'homme d'affaires italien, augmente de 1 euro sa précédente proposition à 23 euros par action, formulée le 11 novembre dernier.

Andrea Bonomi s'était alors associé à un nouveau partenaire en la personne du célèbre fonds américain KKR.

A la Bourse de Paris, le titre Club Med est suspendu à la demande de l'Autorité des marchés financiers (AMF). 

Le bras de fer 

La guerre fait actuellement rage pour racheter le club de loisirs tricolore. Andrea Bonomi, d'une part, et un consortium emmené par le chinois Fosun d'autre part, se livrent un intense bras de fer.

Lundi, Fosun avait déjà relevé son offre à 23,50 euros, en s'associant à un nouveau partenaire, le Brésilien Nelson Tanure. Cette offre valorisait à près de 900 millions d'euros le groupe tricolore. 

Désormais, l'AMF a fixé un délai allant jusqu'au 19 décembre pour que le groupe chinois puisse riposter.

Une surenchère dangereuse

Le dossier Club Med, qui dure depuis près de 18 mois, est devenu l'offre publique la plus longue de l'histoire de la Bourse de Paris. Jusqu'à présent, le record revenait à l'offre de la société immobilière Icade sur sa concurrente Silic, qui avait traîné en longueur en 2012-2013 pour cause de recours judiciaires.

La longueur de ce feuilleton n'est pas sans inquiéter la direction du Club Med. "L'incroyable durée de l'OPA fait que la société en souffre. Aujourd'hui, la société voit son développement ralentir car ses partenaires se demandent ce qu'elle va devenir", expliquait Henri Giscard d'Estaing, le PDG du Club Med, le 2 décembre dernier.

Mais au delà de la durée, la guerre de prix que se livrent Fosun et Bonomi est également dangereuse. Ces offres, toujours plus élevées, imposent d'importants impératifs de rendement. Henri Giscard d'Estaing expliquait ainsi qu'une nouvelle surenchère, de la part de Bonomi, serait dangereuse "car la seule façon de rentabiliser serait des coupes massives".

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Julien Marion avec AFP