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Les paris en ligne ont moins la cote auprès des joueurs

Le poker en ligne ne connaît plus les faveurs du public, mais les paris sportifs se développent.

Le poker en ligne ne connaît plus les faveurs du public, mais les paris sportifs se développent. - -

Le secteur des jeux en ligne connaît une légère baisse de régime, trois ans après sa légalisation en France. Mais selon l'Autorité de régulation des jeux en ligne, la situation témoigne au contraire d'une consolidation du secteur.

Depuis bientôt trois ans, plus besoin d’aller dans un bureau de tabac ou un PMU pour parier sur son cheval favori ou pour jouer aux cartes. Les Français peuvent parier mais aussi jouer aux jeux d’argent et de hasard en ligne. Pourtant, le business des jeux en ligne ne serait pas aussi rentable qu’espéré au départ.

Les jeux en ligne sont répartis en trois catégories: le poker, les paris hippiques, et les paris sportifs. Ces derniers représentent une minorité des recettes, mais sont en forte progression. L’année 2012 avait était dopée par les Jeux Olympiques et l’Euro de football, et le ballon rond représente 60% des partis sportifs au premier trimestre 2013.

698 millions d'euros de recettes en 2012

Le poker en ligne, lui, n’a plus la cote auprès des joueurs, qui parient des sommes de plus en plus faibles. Les activités de cash-game reculent de 13% au premier trimestre 2013, par rapport à l’année précédente, à la différence des tournois. Signe de la perte d’intérêt, l’exploitant de casinos Partouche va fermer son site de poker en ligne le 17 juin prochain.

Selon l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel), le produit brut des jeux s’élevait à 188 millions d’euros au premier trimestre 2013, une croissance en baisse de 1% par rapport au même trimestre l’année précédente. Au total, en 2012, les jeux en ligne ont rapporté 698 millions d’euros.

60% des paris sportifs concernent le foot

Mais le secteur n’est pas dans une si mauvaise situation, tempère Jean-Français Vilotte, le président de l’Arjel, dans Les Echos. "L’objectif était un marché régulé, sans explosion de la demande", explique-t-il, rappelant que le marché est désormais dans une phase de consolidation.

A.D.