BFM Business

Le Parisien passe aux mains de LVMH

Amaury se sépare du Parisien et garde l'Equipe.

Amaury se sépare du Parisien et garde l'Equipe. - Jean-Philippe Ksiazek - AFP

Amaury a finalisé la cession du quotidien Le Parisien/Aujourd'hui en France. Le prix n'a pas été communiqué.

Amaury veut se recentrer sur le sport. Et pour cela, le groupe a finalisé la cession du quotidien Le Parisien/Aujourd'hui en France au groupe de luxe LVMH de Bernard Arnault, déjà propriétaire des Echos. Le prix n'a pas été communiqué.

Outre l'information sportive avec L'Equipe, Amaury est spécialiste de l'organisation d'événements sportifs en France et à l'international avec notamment des marques comme Le Tour de France ou Le Dakar. L'Autorité de la concurrence avait donné son feu vert sans condition, il y a moins de dix jours, au rachat des titres de presse Le Parisien et Aujourd'hui en France par LVMH.

50 millions d'euros

LVMH avait annoncé en mai son intention de racheter Le Parisien/Aujourd'hui en France, deuxième quotidien français. Selon Le Figaro, le groupe de Bernard Arnault n'aurait offert que 50 millions d'euros pour les deux titres, qui se vendent, en cumulé, à 378.000 exemplaires par jour et génèrent 185 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel.

Ce prix ne serait que le quart des 200 millions réclamés par Amaury lors d'une précédente tentative de vente en 2010. Le Parisien a réussi à redresser ses comptes après quatre ans de déficit, suite à un sévère plan d'économies. Mais il reste affaibli par des ventes en recul de quelque 8% par an depuis 2 ans et la crise du marché publicitaire. Il est aussi en retard dans le numérique. En s'offrant bon marché des titres papier, Bernard Arnault suit les traces d'autres milliardaires français comme Patrick Drahi, propriétaire de Numericable-SFR, qui a récemment racheté Libération et L'Express, de Xavier Niel (Free), coactionnaire du Monde et du Nouvel Observateur et, avant eux, de Serge Dassault, qui possède Le Figaro. Depuis le décès de Philippe Amaury en 2006, sa veuve Marie-Odile avait tenté à plusieurs reprises de vendre Le Parisien.

D. L. avec AFP