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Le groupe Lagardère se sépare de ses radios européennes

La cession des radios européennes du groupe Lagardère est soumise à l'accord des autorités de régulation des pays concernés. (image d'illustration)

La cession des radios européennes du groupe Lagardère est soumise à l'accord des autorités de régulation des pays concernés. (image d'illustration) - Éric Piermont - AFP

Lagardère a cédé, contre 73 millions d'euros, au groupe Czech Media Invest, ses radios situées dans les pays de l'Est.

Lagardère Active réorganise sa branche médias. Le groupe a annoncé la cession de ses radios européennes, situées en République Tchèque, Pologne, Slovaquie et Roumanie pour un montant de 73 millions d'euros. Ces antennes, qui ont réalisé un chiffre d'affaires consolidé d'environ 56 millions d'euros en 2017, sont rachetées par le groupe Czech Media Invest, premier opérateur industriel de médias en République tchèque. 

"Cette opération est la première d'une série de cessions à venir des actifs de Lagardère Active dans le cadre du redéploiement stratégique annoncé par Arnaud Lagardère, le 8 mars 2018", précise le groupe français dans un communiqué. 

Le groupe français a dévoilé il y a un mois un projet de réorganisation de sa branche médias Lagardère Active en cinq pôles autonomes: presse (avec notamment Elle, Télé 7 jours, France Dimanche, Ici Paris, Public, Webuzz), News (JDD, Paris Match, Europe 1, Virgin radio et RFM), télévision (Gulli, Mezzo...), Lagardère Studios (production audiovisuelle) et un pôle réunissant les activités purement numériques et le BtoB (Doctissimo...).

Les salariés dénoncent "le démantèlement d'un groupe prestigieux" 

Arnaud Lagardère a déjà réduit ces dernières années sa présence dans les médias en vendant une douzaine de magazines déficitaires (Pariscope au format papier, Be, Auto Moto, Psychologies Magazine, Première) et en réduisant ses effectifs.

Lors de l'annonce de la réorganisation en mars, les représentants de salariés au comité de groupe Lagardère avaient déploré le "démantèlement d'un groupe prestigieux" et pointé "la responsabilité citoyenne et sociale du groupe qui pour des raisons uniquement financières met des centaines de salariés et leurs familles en difficulté voire au chômage tout en fragilisant la pluralité de l'information en France."

À propos du groupe tchèque, qui possède déjà plusieurs quotidiens, magazines et sites internet, le communiqué assure que "cette acquisition renforcera sa stratégie de croissance dans le secteur des médias, en ajoutant un nouveau type de média riche de marques fortes dans les pays concernés". Les deux groupes attendent encore l'accord des autorités de régulation des pays concernés pour que l'opération de cession soit effective.

A.M. avec AFP