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Lagardère peut dire merci à Harry Potter

Grâce aux colossales ventes de Harry Potter au Royaume-Uni, le groupe Lagardère a vu son chiffre d'affaires et sa rentabilité s'améliorer.

Grâce aux colossales ventes de Harry Potter au Royaume-Uni, le groupe Lagardère a vu son chiffre d'affaires et sa rentabilité s'améliorer. - Eric Piermont - AFP - Warner Bros

Les ventes record du dernier livre d'Harry Potter, notamment au Royaume-Uni, ont permis au groupe Lagardère d'améliorer sensiblement ses profits.

C'est la potion magique de Lagardère. Harry Potter a en effet permis au groupe de média français de boucler une année 2016 très correcte. Pourquoi? Car Harry Potter and the Cursed Child, le dernier livre du sorcier le plus bankable de la planète sorti en juillet dernier est édité au Royaume-Uni par Little, Brown and Company, une filiale britannique d'Hachette (groupe Lagardère). À noter qu'en France, c'est Gallimard Jeunesse (Groupe Madrigall), grand rival de Lagardère qui a édité l'ouvrage sous le titre d'Harry Potter et l'enfant maudit.

Or cette suite -qui n'est pas un roman mais la retranscription d'une pièce de théâtre- était attendue depuis près d'une décennie par les millions de fans de la saga. Le dernier roman, Harry Potter et les reliques de la mort était en effet sorti en 2007. Les ventes ont atteint des sommets notamment au Royaume-Uni, patrie de l'auteur J.K. Rowling. Plus de 850.000 exemplaires ont ainsi été vendus lors du week-end de lancement. 

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- © Daniel Leal-Olivas - Getty Images - AFP

Un succès colossal qui a permis à la maison d'édition de doubler son chiffre d'affaires en 2016, ce qui a eu des répercussions sur l'ensemble du groupe Lagardère. L'activité publishing, qui comprend le groupe Hachette mais aussi Grasset, Fayard ou Le Livre de Poche, représente désormais 30% du chiffre d'affaires du groupe et s'est établie à 7,4 milliards d'euros l'année dernière. Et le poids de l'édition est encore plus important en termes de rentabilité. La division est une "cash machine" pour Lagardère puisqu'elle a représenté 53% des profits opérationnels du groupe, qui se sont établis à 395 millions d'euros en 2016 (+13,5%). Les livres ont donc rapporté 210 millions d'euros au groupe. Une rentabilité de plus de 9% qui a de quoi rendre jalouses les autres branches.

À commencer par les activités médias. Lagardère, qui possède la radio Europe 1, le Journal du Dimanche ou encore la chaîne Gulli a vu le chiffre d'affaires de cette activité chuter de 5,4% à 915 millions d'euros. L'activité pâtit d'un marché publicitaire morose ainsi que de la baisse d'audience de son média phare, la radio Europe 1. Sur ce point, le groupe ne compte pas sur de grandes améliorations d'ici l'été et ne changera la grille qu'en septembre. Arnaud Lagardère a par ailleurs affirmé qu'il n'avait plus l'intention de céder ses stations musicales Virgin et RFM.

Frédéric Bianchi
https://twitter.com/FredericBianchi Frédéric Bianchi Journaliste BFM Éco