BFM Business

La vraie compétitivité pour Hermés: "rendre un objet désirable"

Hermès mise sur la créativité et le capital humain pour poursuivre sa croissance

Hermès mise sur la créativité et le capital humain pour poursuivre sa croissance - -

Sur BFM Business, Patrick Thomas, gérant d’Hermès, a expliqué que la compétitivité de la France pouvait se diviser en deux : la compétitivité coût, et la faculté à rendre des produits attractifs pour le consommateur.

Hermès, symbole du luxe "Made in France", se porte bien. Ce jeudi 8 novembre, le maroquinier a relevé son objectif de croissance du chiffre d’affaires à 13% contre 12% auparavant. Son gérant Patrick Thomas, table désormais sur des ventes de plus de 3,2 milliards d’euros.

Invité dans l’émission Le Grand Journal de BFM Business, Patrick Thomas affirme qu’il existe deux types de luxe "le luxe de masse et le luxe d’exception, le haut de gamme. Une segmentation s’opère actuellement entre ces deux niches. Nous sommes sur le deuxième marché, et celui-ci ne recule pas", explique-t-il.

Patrick Thomas a également réagi aux mesures du gouvernement destinées à relancer la compétitivité des entreprises. Il explique que, pour une entreprise, il y a deux types de compétitivité. "Il y a la compétitivité dite des couts. Sur ce point nous sommes complètement dans les choux, nous sommes le plus mauvais pays d’Europe, avec une tendance catastrophique".

Il ajoute dans la foulée que "la vraie compétitivité pour Hermès c’est la désirabilité de l’objet. C’est d’être capable de continuer à investir suffisamment d’objet dans la création pour que les gens désirent l’objet qui est dans nos magasins".

700 à 800 embauches par an

Patrick Thomas indique que son entreprise se développe pour arriver à cet objectif et que ses "capacités de fabrication sont inférieures à la demande".

En ce sens, Hermès a triplé la superficie de ses ateliers de Pantin. "Plus de 2000 personnes vont y travailler. Cela va créer des emplois", explique-t-il, sans arriver à chiffrer le nombre de ces embauches. Mais plus généralement, Patrick Thomas dit "qu’Hermès recrute chaque année entre 700 et 800 personnes dont plus la moitié en France".

BFMbusiness.com