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La publicité digitale prend de l'ampleur en France

Les annonceurs privilégient de plus en plus internet en France.

Les annonceurs privilégient de plus en plus internet en France. - -

Les revenus publicitaires d'internet devraient passer de 2 milliards d'euros aujourd'hui à 2,3 milliards en 2014 et 3,26 milliards en 2015 selon eMarketer. Le web pourrait alors dépasser la presse dans le cœur des annonceurs.

Les médias sur internet vont-ils finir par dépasser la presse papier et la télévision en termes de recettes publicitaires? La toile prend en tout cas de plus en plus de place dans les investissements des annonceurs. Selon les chiffres publiés par l'institut eMarketer le 8 novembre, les dépenses pour la pub numérique atteindront 2,3 milliards d'euros en 2014 et 3,26 milliards en 2015.

Actuellement, la télévision est le support qui s'octroie la plus grosse part des investissements des annonceurs. Avec près de 4 milliards d'euros en 2012, selon les données de l'Union des annonceurs, le petit écran capte plus d'un tiers du total de la manne publicitaire.

La France à la traîne

En deuxième position: la presse écrite, qui récolte encore 29% de cette ressource, devant internet, sur la troisième marche du podium avec 17% du marché, soit 1,6 milliard d'euros en 2012. Si l'on admet que le montant des dépenses des annonceurs ne va pas augmenter, ce classement devrait donc évoluer dès 2014.

La répartition de la publicité en France évoluerait ainsi selon le même schéma qu'aux Etats-Unis, en Grande Bretagne ou en Allemagne, où cette transition est largement entamée, et où le print a été dépassé par le web. Entre 2011 et 2012, le marché de la publicité digitale dans l'Hexagone s'était peu développé. Selon les chiffres de l'observatoire de l'e-pub SRI, il avait crû de 5%, contre 17% pour les Etats-Unis sur la même période.

Nina Godart