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La colère des professionnels des courses hippiques contre un projet de la FDJ

Les professionnels des courses hippiques ont manifesté ce mercredi à Paris.

Les professionnels des courses hippiques ont manifesté ce mercredi à Paris. - Jacques DEMARTHON / AFP

Les professionnels des courses hippiques ont manifesté dans les rues de Paris contre le projet de la FDJ visant à autoriser les paris sportifs en direct dans ses points de vente.

À pied et à cheval, les professionnels des courses hippiques se sont mobilisés en force ce mercredi à Paris contre un projet de la Française des jeux (FDJ) qui pourrait accroître la concurrence avec le PMU, et mettre en péril la filière cheval, financée par les paris hippiques.

Le cortège, emmené par le cascadeur équestre Mario Luraschi, suivi de plusieurs cavaliers et d'un cheval attelé, s'est élancé dans une joyeuse cacophonie, les gens du sport équestre, du trot du galop mais aussi les professionnels de la filière du cheval, dont des vétérinaires et des maréchaux-ferrants, brandissant des fumigènes. Sur leurs banderoles on pouvait lire : "Sauvons notre avenir", "touche pas à mon cheval", tandis que les manifestants scandaient : "sauvons le cheval, nos emplois et nos campagnes".

Suspension du "live betting"

Venus par centaines, certains en tenue de jockey, les manifestants ont pris la direction ministère des Finances et devaient arriver à Bercy vers 16H00. "Bercy nous a fait part de la suspension du "live betting" de la FDJ. On continue la manif pour aller chercher le document officiel à Bercy et la manif sera plus festive", a dit à l'AFP Thibault Lamare, porte-parole du récent mouvement des Jeunes professionnels de la filière cheval (JPFC), à l'origine de la manifestation.

La FDJ doit expérimenter début avril l'extension à ses points de vente de la prise de paris sportifs en direct, ou "live betting," qui permet aux joueurs de miser durant les rencontres sportives et pas seulement avant le coup d'envoi. Le "live betting", qui n'est pas autorisé pour les courses hippiques, est limité actuellement aux paris sportifs réalisés en ligne. Les professionnels y voient une nouvelle occasion pour la FDJ d'accroitre ses parts sur le marché du pari sportif et donc "une concurrence déloyale qui met en péril la survie de la filière cheval".

P.L avec AFP