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Imbroglio autour de l'OPA sur le Club Med

L'OPA lancée sur le Club Med est prolongée

L'OPA lancée sur le Club Med est prolongée - -

L'AMF a décidé, ce mardi 6 août, de prolonger l'OPA lancée sur le Club Méditerranée. Cela en raison des recours en justice déposés fin juillet par des actionnaires minoritaires contre cette offre.

Nouveau rebondissement dans l'affaire du rachat du Club Med. Ce mardi 6 août, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a décidé de prolonger "jusqu'à nouvel avis" l'OPA amicale lancée sur le Club Méditerranée.

Retour sur les faits. Depuis le 27 mai, Axa Private Equity et le conglomérat chinois Fosun tentent de prendre le contrôle du groupe de loisirs. Après qu'ils aient relevé leur offre, Club Med a finalement accepté leur proposition. Et mi-juillet, l'AMF a donné son feu vert.

Le 16 juillet, l'AMF a donc publié le calendrier de l'offre publique, qui allait du 17 juillet au 30 août. Mais le 24 juillet, un premier recours contre la décision de conformité de cette OPA a été déposé par le fonds Charity & Investment Merger Arbitrage Fund (CIAM).

Il a été suivi le 26 juillet par un autre recours de la présidente de l'Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam), Colette Neuville. Les deux recours contestent l'indépendance de l'expert nommé pour examiner l'offre de reprise, jugé trop proche d'Axa PE.

Préjudice important

Le Gendarme de la Bourse a donc décidé d'attendre "l'ordonnance du Premier président de la cour d'appel de Paris sur ces demandes de sursis". Une nouvelle information sera publiée pour faire connaître le nouveau calendrier.

L'avocat de CIAM, Maitre Julien Visconti, avait déclaré lors du dépôt de son recours, qui était assorti d'une demande de sursis à exécution, que le calendrier devrait être fixé le 19 août par le premier président de la cour d'appel. Une source judiciaire avait alors affirmé que le recours au fond ne serait pas examiné "avant la rentrée". "Cela risque de décaler le processus de 4 à 6 mois", avait estimé Maitre Visconti le 24 juillet.

Le PDG de Club Med, Henri Giscard d'Estaing, avait jugé mi-juillet qu'un recours entrainant un report de la clôture de l'offre, serait "très préjudiciable" aux actionnaires et à la société.

Diane Lacaze & agences