BFM Business

Hollande veut que le capital d'AccordHotels "reste diversifié"

François Hollande ne veut pas que le capital d'AccorHotels ne soit que chinois.

François Hollande ne veut pas que le capital d'AccorHotels ne soit que chinois. - Stéphane de Sakutin - AFP

"Le groupe chinois Jin Jiang, premier actionnaire du groupe, voudrait monter encore un peu plus au capital. Une décision qui inquiète."

François Hollande se dit "très attentif" à ce que le capital du géant français de l'hôtellerie AccorHotels "reste diversifié". Dans un entretien au quotidien La Voix du Nord à paraître mardi, le président a déclaré: "Accor a des actionnaires chinois car son développement se fait également en Asie. Mais je suis très attentif à ce que le capital de ce grand groupe à taille mondiale reste diversifié".

Le groupe chinois Jin Jiang, premier actionnaire d'AccorHotels, chercherait encore à monter à son capital, au grand dam de l'État français qui redoute une prise de contrôle rampante. Depuis le début de l'année, Jin Jiang, poids lourd hôtelier mondial, contrôlé par la mairie de Shanghaï, a entrepris de grignoter le capital d'AccorHotels, franchissant successivement les seuils de 5% fin janvier, 10% fin février, et enfin 15% en fin de semaine dernière. Cela en fait d'ores et déjà le premier actionnaire du groupe français.

"29% du capital"

Selon des informations de presse publiées vendredi, Jin Jiang, numéro cinq mondial de la gestion hôtelière, "vise 29% du capital" du groupe français, juste en deçà du seuil des 30% qui l'obligerait à lancer une offre publique d'achat, écrit Le Figaro, citant une source proche du dossier.

Le Journal du dimanche a affirmé dimanche qu'AccorHotels pourrait essayer de se protéger des assauts du groupe chinois en faisant entrer l'État à son capital à hauteur de 10%: "Défendu par Manuel Valls, Ségolène Royal et Matthias Fekl, le schéma n'aurait pas les faveurs d'Emmanuel Macron qui veut flécher les deniers de l'État vers la filière nucléaire", selon Le JDD.

D. L. avec AFP