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Coronavirus: "chaque année, on a été capable de colmater" les imprévus, rappelle Sébastien Bazin

Invité sur BFM Business, le PDG d'Accor est revenu sur la crise qui sévit en Chine, et son impact sur le groupe hôtelier, évalué pour le moment à 5 millions d'euros.

Après de bons résultats 2019, Accor attaque cette nouvelle année avec confiance, malgré la crise du coronavirus qui paralyse l'activité chinoise. "Chaque année, il y a une vingtaine de pays où ça ne se passe pas bien. Jamais ceux que je prévois" explique son PDG Sébastien Bazin, sur BFM Business. "Et puis, il y a d’autres pays où ça se passe mieux donc heureusement, le groupe est tellement diversifié qu’on est capable (…) de pallier" les pertes de chiffres d’affaires, liées par exemple à la crise des gilets jaunes ou encore aux incendies massifs en Australie, souligne-t-il.

Concernant la crise en Chine, "on a chiffré depuis le début de l’épidémie exactement 5 millions d’euros (…) sur un chiffre d’affaires qui est de 3 milliards" indique le PDG qui précise que cette somme concerne la période "entre le début de l'épidémie et l’heure à laquelle nous nous parlons."

"On a fermé 20% du parc hôtelier"

Une somme relativement faible car si la Chine est un pays "important en terme de nombre de chambres", elle représente "moins de 3%" du chiffre d’affaires du groupe. "On a fermé 20% du parc hôtelier, c’est-à-dire une soixantaine d’hôtels sur les 300 qui sont là-bas" souligne néanmoins Sébastien Bazin. D’autant plus qu’une "grande partie" d’entre eux sont mis à disposition des autorités chinoises pour gérer l'épidémie...

Alors le groupe pourra-t-il compenser ce manque à gagner ? "Si cela devait s’arrêter aujourd’hui, je peux vous dire que oui. On est capable d’aller chercher les 5 millions qui nous manquent sur la grande Chine" assure-t-il. Et même si cela devait perdurer, Sébastien Bazin se veut confiant. "Chaque année nous avons fait face à des événements imprévus, chaque année on a été capable de les colmater."

Thomas Leroy