BFM Business

Colony Capital n'a finalement pas volé au secours des studios Weinstein

Les studios Weinstein devaient recevoir des liquidités de la part de Colony Capital

Les studios Weinstein devaient recevoir des liquidités de la part de Colony Capital - Robyn Beck - AFP

Le fonds n'a pas versé les liquidités promises mi-octobre aux studios de Harvey Weinstein, accusé par de nombreuses personnalités hollywoodiennes de viols et d'agressions sexuelles.

Le fonds Colony Capital n'a finalement pas apporté l'argent frais promis à la maison de production Weinstein, en difficulté financière suite aux accusations de viols et d'agressions sexuelles contre le co-fondateur Harvey Weinstein, a indiqué mardi à l'AFP une source proche du dossier. "L'investissement n'a pas été fait", a dit cette source sous couvert de l'anonymat.

Colony Capital et The Weinstein Company (TWC) avaient annoncé mi-octobre être parvenus à un accord prévoyant un versement de liquidités à la société de production afin de lui permettre de stabiliser ses opérations en cours et d'éviter le dépôt de bilan immédiat. Le montant envisagé n'avait cependant pas été dévoilé.

D'autres sociétés à la rescousse

Les deux parties disaient également être en discussion pour un rachat de tout ou partie des actifs de la TWC par Colony, fonds d'investissement créé par le milliardaire américain Tom Barrack, un ami du président Donald Trump.

Interrogé sur l'état de ces négociations, la source a estimé ne pouvoir en dire davantage. D'après la chaîne de télévision américaine ABC, Colony se serait désisté et aurait renoncé à toute transaction avec The Weinstein Company. Contacté par l'AFP, Colony Capital s'est refusé à tout commentaire.

D'autres sociétés peuvent encore se montrer intéressées, à l'instar de Fortress Investment Group qui planche actuellement sur une solution permettant d'apporter aux studios Weinstein suffisamment de liquidités pour tenir jusque janvier, avait indiqué le 25 octobre le New York Times en citant des sources anonymes.

TWC a licencié Harvey Weinstein le 8 octobre, à la suite d'une série d'accusations de harcèlement sexuel, d'agressions sexuelles ou de viols, qui courent sur trois décennies et révélées récemment par les médias américains.

L'avenir des studios est en suspens car le scandale a emporté plusieurs grands projets de production.

J.M.avec AFP