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Balanciaga contre Nicolas Ghesquière: ouverture du procès

Nicolas Ghesquière après son premier défilé pour Vuitton en mars 2014.

Nicolas Ghesquière après son premier défilé pour Vuitton en mars 2014. - -

Le procès intenté à Nicolas Ghesquière par son ex-maison, Balenciaga, s'ouvre ce 1er juillet. La marque reproche à son ancien directeur artistique d'avoir rompu son contrat de départ en la critiquant dans les médias.

Première journée ce mardi 1er juillet d'un procès qui fait énormément de bruit dans le petit milieu de la mode. Balenciaga, la marque de luxe qui appartient à Kering, attaque son ancien styliste-star, Nicolas Ghesquière, aujourd'hui chez Vuitton. Balenciaga réclame des millions d'euros à son ex employé pour des "propos désobligeants".

Le designer a fait la fierté de la marque espagnole pendant quinze ans. Lui dont les défilés étaient parmi les plus courus, l'hériter autodidacte qui a fait revenir sur le devant de la scène la maison endormie, est devenu aujourd'hui son ennemi public numéro 1.

Une départ qui surprend tout le monde

Il y a deux ans, le créateur quitte Balenciaga, à la surprise générale. La séparation est présentée comme une décision concertée. Nicolas Ghesquière touche le pactole pour ses services: 6,5 millions d'euros d'indemnités et plus de 30 millions pour le rachat de ses actions.

En contrepartie, le styliste s'engage à ne pas tenir de propos susceptibles de porter atteinte à l'image de la marque. Mais deux semaines après la rupture du contrat, Nicolas Ghesquière accorde plusieurs entretiens à la presse. Il y décrit Balenciaga comme une entreprise "qui n'a plus rien avoir avec la mode", qui ne s'intéresse qu'au business. Pour ces propos, la marque de luxe lui réclame aujourd'hui 7 millions d'euros de dédommagements.

Simon Tenenbaum