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Coronavirus: des horaires décalés dans les entreprises pour éviter l'affluence dans les transports?

Permettre une distanciation sociale dans les métros et les bus sera l'un des enjeux du déconfinement. Une idée serait de décaler les horaires de travail pour éviter les pics dans les transports.

Comment éviter le goulot d'étranglement dans les transports et au bureau pour respecter des règles de distanciation sociale ? L'équation sera particulièrement compliquée, elle est pourtant indispensable pour l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS), un organisme qui agit pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles.

L'institut encourage ainsi la modulation des horaires de travail pour privilégier les heures d'arrivée au travail où l'affluence dans les transports en commun est plus faible. En clair, il s'agit de lisser le trafic pour éviter la concentration.

Expérimentations en cours

Des études ont d'ailleurs déjà démontré l'efficacité des horaires décalés pour désaturer le trafic. Une première expérience a été lancée dans le métro de Rennes dès 2012. En partenariat avec l'opérateur de transport, l'université Rennes 2 a décalé de 15 minutes les premiers cours du matin. Résultat : le nombre de personnes sur les rames a chuté de 17% aux heures de pointe à certaines stations.

Une expérimentation similaire est conduite par la région Ile-de-France à la Défense depuis 2019. La région a appelée plusieurs grandes entreprises à décaler les horaires de 35.000 collaborateurs, espérant constater une réduction de plus de 5% du nombre de salariés arrivant dans le quartier pendant des heures de pointe. 

D'autres idées existent pour permettre la distanciation sociale au travail. Les employeurs peuvent, par exemple, laisser ouverts plus longtemps les restaurants d'entreprise pour espacer les repas des salariés.

Laura Cambaud avec Thomas Leroy