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Coronavirus: Air France-KLM "aura besoin rapidement d'un soutien financier"

Air France-KLM

Air France-KLM - AFP

La directrice générale d'Air France, Anne Rigail, a prévenu que la "reprise sera lente, voire très lente". "Il faudra de longs mois pour nous en remettre", a-t-elle ajouté.

Le groupe Air France-KLM "aura besoin rapidement d'un soutien financier", prévient la directrice générale d'Air France, Anne Rigail, dans un entretien au Figaro, alors que des discussions sont en cours avec les Etats français et néerlandais.

Interrogée sur l'impact du coronavirus, Anne Rigail estime dans l'entretien à paraître ce mardi dans Le Figaro que "la reprise sera lente, voire très lente. Il faudra de longs mois pour nous en remettre. Nous serons durablement touchés, avec une interrogation sur le changement de comportement des voyageurs".

6 milliards d'euros de trésorerie

Elle indique qu'Anne-Marie Couderc, présidente d'Air France-KLM, et Ben Smith, directeur général du groupe, "échangent avec les deux Etats actionnaires sur la forme que pourrait prendre ce soutien au groupe Air France-KLM. Les discussions sont en cours", souligne Anne Rigail, qui ne détaille pas "les modalités de l'aide qui pourrait être apportée".

"Le groupe dispose d'une trésorerie de 6 milliards d'euros, mais nous aurons besoin rapidement d'un soutien financier", met en avant la directrice générale d'Air France, dont la quasi-totalité de la flotte est clouée au sol.

Elle affirme que "le soutien des Etats français et néerlandais est absolument nécessaire pour passer le cap", alors que la question d'une nationalisation d'Air France est régulièrement évoquée. Anne Rigail souligne que la quasi-totalité des salariés d'Air France, Transavia et Hop! sont en activité partielle, qu'une partie des charges salariales sont "supportées grâce aux mesures gouvernementales", et que le gouvernement a annoncé le report de certaines taxes: "mais cela ne suffira pas", prévient-elle.

Interrogée sur d'éventuels licenciements à venir chez Air France, elle estime qu'"il est trop tôt pour prendre un engagement. [...] Notre objectif est de préserver nos salariés", souligne-t-elle.

P.L avec AFP