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Un premier raté à 3 millions d'euros pour le crowdfunding immobilier

Les immeubles de ce promoteur devaient rapporter un rendement de 10%. Finalement, les particuliers qui ont misé sur ses projets via un financement participatif pourraient juste perdre leur mise.

C'est le premier gros raté du crowdfunding immobilier. Un promoteur qui s'est servi du financement participatif pour six projets de construction, risque la liquidation judiciaire. Deux plateformes de crowdfunding sont engagées: Anaxago et Wiseed.

À elles deux, elles avaient levé pour ce promoteur près de 2,8 millions d'euros auprès d'investisseurs qui pourraient perdre pour la première fois tout ou partie de leur capital. Ils sont plusieurs centaines.

Un chèque qui n'est jamais arrivé

Le responsable: le groupe Terlat, un promoteur du sud de la France qui n'a pas eu les moyens de ses ambitions. Spécialisée en partie dans les constructions en bois, la société a multiplié les projets et les chantiers. Car le bois permet d'aller très vite. Mais il coûte cher. Terlat misait donc sur le financement d'un investisseur privé. Un virement de 50 millions d'euros qui n'est finalement jamais arrivé.

Le promoteur espère encore son placement en redressement judiciaire. Mais les deux plateformes de crowdfunding engagées dans ces projets, elles, n'excluent pas une liquidation pure et simple. On promettait au départ 9 à 10% de rendement aux investisseurs. Ils vont comprendre que de telles promesses ne viennent jamais sans risque.

Marie Coeurderoy, édité par N.G.