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Crédit immobilier: un prêt à taux zéro, c’est possible!

Ces dernières années, acheter un bien immobilier avec un crédit à taux variable s'est avéré payant.

Ces dernières années, acheter un bien immobilier avec un crédit à taux variable s'est avéré payant. - Mychèle Daniau - AFP

C'est un pari audacieux qui s'est révélé payant : un emprunteur immobilier a misé dès 2005 sur des taux variables. Résultat : il bénéficie aujourd'hui d'un taux à 0%. Mais son cas reste exceptionnel.

Les taux des emprunts immobiliers ne cessent de baisser. Mais pas au point d’arriver à zéro. Pourtant, un emprunteur a réussi à négocier un prêt immobilier, qui aujourd'hui ne lui coûte plus rien.

Tout débute en 2005 par un pari : cet acheteur est convaincu que les taux vont baisser. Il décide donc d'emprunter 110.000 euros pour financer son acquisition, la totalité à taux variable indexé sur l'Euribor 3 mois. Rien d'exotique, c'est le taux de référence le plus classique pour les crédits immobiliers.

Contrairement, aux emprunts à taux fixe, l’emprunteur ne peut pas connaître à l’avance le coût total de son crédit et cela fait peur à de nombreux acheteurs.

Mais ce genre de prêt comporte des garde-fous : dans le pire des cas, si les taux remontent, cet acquéreur paiera 7% d'intérêts.

9 Français sur 10 empruntent à taux fixe

Au final, le pari de cet emprunteur s'avère gagnant. Au fil des années, son taux d'intérêts n'arrête pas baisser. Il faut quand même préciser qu'il a bénéficié dès le départ de conditions particulièrement avantageuses, parce qu'il était lui-même salarié de la banque. C'est ce qui lui permet aujourd'hui d'avoir un taux à 0% sur les 50.000 euros qu'il doit encore à la banque.

Il n'empêche, tout ceux qui comme lui ont parié à l'époque sur des taux variables sont aujourd'hui largement gagnants vu que les taux se sont maintenus à des niveaux très bas.

Actuellement, les prêts à taux fixes sont adoptés par 9 Français sur 10 avec un taux moyen de 2,50% pour une durée moyenne de 17 ans. Une spécificité française que le Comité de Bâle voudrait bien voir disparaitre notamment pour des motifs d’harmonisation. Cette institution internationale estime que, dans le cadre des crédits à taux fixes, ce sont les banques qui payent la différence si les taux remontent. En cas de taux variables, ce sont les emprunteurs qui payent la différence. Les banques françaises s’inquiètent de telles mesures qui déstabiliseraient le marché immobilier.

Caroline Morisseau avec BFMbusiness.com