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Société Générale : « Seul 10% de notre revenu est sensible aux taux d’intérêt »

Société Générale a vu ses bénéfices reculer au deuxième trimestre. Son directeur général Frédéric Oudéa est revenu sur les résultats du groupe bancaire sur le plateau de Good Morning Business.

Le groupe bancaire Société Générale, pénalisé notamment par des taux historiquement bas qui pèsent sur la rentabilité des sociétés financières, affiche des bénéfices en baisse au deuxième trimestre. Son bénéfice net, à 1,05 milliard d’euros, recule de près de 14% en avril et juin. Frédéric Oudéa, directeur général du groupe, était l’invité de la matinale de BFM Business.

« Les taux bas, et surtout les taux négatifs, rendent les choses compliquées. Mais c’est surtout vrai pour les activités de banque de détail en zone euro. De ce point de vue, nous avons la chance d’avoir des activités de banque de détail hors zone euro et des activités de services financiers qui ne sont pas sensibles aux taux, et celles-là continuent de croître », souligne-t-il.

« Toutes les réserves d’actifs, comme les dettes souveraines, ne rapportent pas grand-chose, ça met de la pression. C’est vrai que si nous n’avions qu’une activité de banque de détail en zone euro, ce serait beaucoup plus compliqué. Nous avons la chance d’avoir un modèle diversifié. Seul 10% de notre revenu à la fin des fins est sensible aux taux d’intérêts », poursuit le dirigeant.

« Est-ce que l’Europe sait rebondir en prenant un certain nombre de mesures, et au fond cette période est une période supplémentaire de deux ou trois ans mais pas au-delà, ou va-t-on vers un scénario à la japonaise pour la zone euro ? C’est une question à laquelle personne ne peut répondre aujourd’hui. C’est là où les nouvelles autorités européennes ont un rôle clef à jouer », observe Frédéric Oudéa.

La rédaction