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Les consommateurs restent méfiants face aux nouveaux modes de paiement

Le paiement mobile représente moins de 1% des transactions des consommateurs dans le monde

Le paiement mobile représente moins de 1% des transactions des consommateurs dans le monde - Phillippe Huguen - AFP

Les innovations en matière de paiement ne séduisent pas les consommateurs qui montrent une certaine défiance, selon une étude publiée par le Boston Consulting Group ce vendredi 9 octobre. Le mobile ne représente ainsi que 1% du total des transactions.

Le marché des moyens de paiement est en forte mutation. On ne compte plus les différentes innovations mises en place pour faciliter les transactions entre un consommateur et un commerçant. Il faut dire que le potentiel de croissance est fort.

Actuellement évalué à 1.100 milliards de dollars (980 milliards d'euros), ce marché pourrait s'élever à 2.000 milliards (1.800 milliards d'euros) d'ici à 2024, selon une étude du Boston Consulting Group (BCG) publiée ce vendredi 9 octobre. Et à l'heure actuelle, les paiements de détail, c'est-à-dire ceux effectués par les consommateurs, représentent 80% de ce chiffre.

Un secteur qui est donc en plein boom avec d'importantes innovations. Sauf que ces nouveautés ne rencontrent pas un succès faramineux auprès des particuliers. Selon l'étude du BCG, qui a interrogé 5.500 personnes en France, Allemagne, Etats-Unis et au Royaume-Uni, le consommateur tarde à adopter les nouveaux moyens de paiement (paiement mobile, portefeuille électronique, authentification biométrique…). A titre d'exemple, le paiement mobile ne représente que 1% des transactions effectuées.

Un manque de confiance

Plusieurs raisons expliquent cet actuel manque de succès. Tout d'abord, "les consommateurs estiment que ces nouveaux moyens de paiement n'offrent pas encore de valeur ajoutée suffisante par rapport aux moyens de paiement existants", explique le BCG. Ainsi, les trois-quarts des consommateurs sont satisfaits de leur bonne vieille carte de crédit.

Autre explication: les particuliers ne font pas encore confiance à ces modes de paiement "nouveaux" qui "suscitent encore de l'inquiétude en matière de confidentialité et de sécurité", note le BCG.

78% des personnes interrogées affirment ainsi que la protection des données personnelles reste une préoccupation majeure. Ils sont à peine moins "72%" à dire la même chose pour la sécurité des transactions. "Enfin, trop peu de commerçants promeuvent ou même acceptent ces nouveaux moyens de paiement", conclut le BCG.

J.M.