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Le patron de Barclays renonce à son bonus 2013

En avril 2012, les actionnaires de Barclays avaient voté contre un bonus pour le patron Bob Diamond en raison des mauvaises performances de la banque britannique

En avril 2012, les actionnaires de Barclays avaient voté contre un bonus pour le patron Bob Diamond en raison des mauvaises performances de la banque britannique - -

Le successeur de Bob Diamond, Antony Jenkins, renonce cette année encore à son bonus. Nommé pour redorer la réputation de la banque ternie par les scandales, il tente d'adopter un comportement exemplaire.

Pour la deuxième année consécutive, le patron de la Banque Barclays renonce à son bonus. Antony Jenkins, nommé l'an dernier après la chute de l'emblématique Bob Diamond, qui n'a pas survécu au scandale du Libor, l'a annoncé ce lundi 3 février.

Le patron de Barclays a indiqué avoir pris cette décision en raison des "coûts très importants" engagés pour résoudre "les contentieux hérités" et "les problèmes de comportement en 2013". Il mentionne également dans son communiqué l'effort demandé aux actionnaires dans le cadre de l'augmentation de capital de près de 6 milliards de livres effectuée l'an dernier.

Un nouveau patron venu des activités de détail, loin du trading

L'ancien patron, l'iconique Bob Diamond, avait été poussé vers la sortie et vigoureusement incité à renoncer à son bonus, qui pouvait atteindre les 20 millions de livres sterlling, à l'été 2012. Il avait finalement cédé à la pression des actionnaires, scandalisés qu'il puisse partir avec une récompense vu les contre-performances de la banque et l'accumulation de scandales.

Justement, Anthony Jenkins, a été nommé avec pour mission de restaurer la réputation de la banque. Il présidait auparavant les activités de banque de détail et d’affaires du groupe, des métiers éloignés du trading et de ses excès. Le groupe cherchait ainsi à réduire l’importance des activités de marchés.

Le nouveau président du conseil d’administration, David Walker, nommé en août, est d'ailleurs connu pour ses critiques sur le montant des rémunérations perçues par les traders.

N.G.